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Baby-boom suicidaire

Les générations du « baby-boom » semblent « nettement plus sujettes » au suicide que leurs aînées nées pendant l’entre-deux-guerres, selon une étude du ministère français des Affaires sociales. Cette étude, publiée par la Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère, s’intéresse au rôle de l’âge, de la génération et de la période économique et sociale sur le suicide. « Toutes choses étant égales par ailleurs, la probabilité de se suicider des hommes nés en 1956 correspond à 1,8 fois à celle des hommes nés en 1930 », indique cette étude qui ajoute que ce chiffre est de 1,5 pour les femmes. Étant donné que « les comportements suicidaires s’accroissent globalement avec l’âge » et que « la probabilité de se suicider à 20 ans est environ cinq fois moins élevée qu’à 75 ans pour les hommes comme pour les femmes », les auteurs de l’étude craignent, dans les prochaines années, « une hausse potentielle des suicides avec le vieillissement des générations de l’après-guerre ». « Dans les années à venir, les politiques de prévention devront donc prendre en compte cette tendance temporelle », soulignent-ils.
Les générations du « baby-boom » semblent « nettement plus sujettes » au suicide que leurs aînées nées pendant l’entre-deux-guerres, selon une étude du ministère français des Affaires sociales. Cette étude, publiée par la Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère, s’intéresse au rôle de l’âge, de la génération et de la période économique et sociale sur le suicide. « Toutes choses étant égales par ailleurs, la probabilité de se suicider des hommes nés en 1956 correspond à 1,8 fois à celle des hommes nés en 1930 », indique cette étude qui ajoute que ce chiffre est de 1,5 pour les femmes. Étant donné que « les comportements suicidaires s’accroissent globalement avec l’âge » et que « la probabilité de se suicider à 20 ans est environ...