La première phase des championnats du monde de basket-ball messieurs, qui s’est achevée samedi soir à Indianapolis, a dansé sur des musiques sud-américaines avec en vedette le tango argentin et la samba brésilienne. Les Argentins, dans le groupe D, et leurs voisins brésiliens, dans le B, ont survolé cette entame de compétition. Au-delà de leurs trois victoires, ils ont donné une impression de puissance. Le sentiment qu’il ne pouvait rien leur arriver car, quel que soit le problème, ils trouveraient la solution. Emanuel Ginobili, le dernier renfort des Spurs de San Antonio, pour les uns, Marcelo Machado, pour les autres, ils possèdent chacun des joueurs d’immense talent. Ils ont l’efficacité et représentent une forme d’assurance tous risques. Sur le continent américain, Porto Rico est aussi monté en haut de l’affiche. Certes, il s’est incliné devant le Brésil (86-90), mais il a dominé le reste du temps son sujet avec comme danseur étoile Elias Ayuso, la révélation du tournoi. Flamenco « Je n’ai jamais vu une telle démonstration », avait commenté l’entraîneur libanais, John Newman, sous le « charme » des 37 points, 4 rebonds, 5 passes du joueur. Ce n’est toutefois pas le record de l’épreuve, celui-ci appartenant au Chinois Yao Ming (38 points), un futur grand déjà géant (2,26 m). Ce Mondial a aussi dansé le flamenco espagnol. L’équipe de Javier Imbroda (gr.A) a réalisé une entrée tonitruante. Elle a fait entendre le son des castagnettes aux Yougoslaves avec une victoire inattendue (71-69) qui la place désormais au rang des favorites. Cette hiérarchie risque maintenant d’être vite mise à mal. Car certaines nations n’ont visiblement pas souhaité donner tout de suite de la grosse caisse, se réservant pour la deuxième phase, d’aujourd’hui à mercredi, qualificative pour les quarts de finale. Cette option est sûrement celle de la « Dream Team ». Pour l’instant, les Américains ont gagné, mais ils n’ont jamais convaincu. Ils ont même fait peur à leurs supporteurs, choqués de les voir malmenés par les Allemands ou les Chinois. Avant de faire la différence. Danse du sabre La Russie, l’inattendue Nouvelle-Zélande et l’Argentine se trouvent maintenant à leur programme. Et il ne faudra plus se cacher. Ni même jouer avec le feu. Sinon, ils courent le danger de voir leurs adversaires effectuer une danse macabre sur leurs rêves. La Yougoslavie, aussi, doit se découvrir et monter enfin sur scène. Car pour l’instant, elle reste mystérieuse. Elle dispose d’un potentiel énorme, mais tout ne semble pas aller pour le mieux. Pourtant, avec Porto Rico, le Brésil et la Turquie au programme, il lui faudra retrouver son jeu. La formule fait que les contours des quarts de finale sont déjà dessinés. Dans la poule E, l’Espagne, la Yougoslavie et le Brésil apparaissent comme les récipiendaires. Dans le F, l’a priori va à l’Argentine, les États-Unis et l’Allemagne, avec le splendide Dirk Nowitzki, probable futur MVP du championnat nord-américain (NBA). Ainsi, il ne reste guère de place à prendre. D’autant que les surprenants « Tall Blacks » (gr.F) (les géants noirs, allusion aux « All Blacks »), à condition de ne pas craquer physiquement, se trouvent également aux portes du succès. Pour les prétendants, les Russes (gr.F) et les vice-champions d’Europe turcs (gr.E), il faudra donc réaliser des exploits. La défaite sera quasi interdite. Mais ils ont les qualités pour. Dès aujourd’hui la Turquie peut ainsi faire tomber l’Espagne, et la Russie faire une danse du sabre sur les Américains.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La première phase des championnats du monde de basket-ball messieurs, qui s’est achevée samedi soir à Indianapolis, a dansé sur des musiques sud-américaines avec en vedette le tango argentin et la samba brésilienne. Les Argentins, dans le groupe D, et leurs voisins brésiliens, dans le B, ont survolé cette entame de compétition. Au-delà de leurs trois victoires, ils ont donné une impression de puissance. Le sentiment qu’il ne pouvait rien leur arriver car, quel que soit le problème, ils trouveraient la solution. Emanuel Ginobili, le dernier renfort des Spurs de San Antonio, pour les uns, Marcelo Machado, pour les autres, ils possèdent chacun des joueurs d’immense talent. Ils ont l’efficacité et représentent une forme d’assurance tous risques. Sur le continent américain, Porto Rico est aussi monté en haut de...