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Actualités - Chronologie

Les Quinze veulent apaiser les tensions avec Washington sur la CPI

L’Union européenne semblait décidée hier à jouer la carte de l’apaisement avec les États-Unis, après la poussée de fièvre suscitée par les pressions de Washington pour obtenir l’immunité des ressortissants américains devant la Cour pénale internationale (CPI). Les chefs de la diplomatie des Quinze doivent débattre d’une ébauche de position commune européenne face à l’Administration Bush samedi, au deuxième jour de leur réunion informelle de rentrée à Elseneur (nord de Copenhague). « Nous allons travailler à une position commune qui respecte et préserve la CPI et voir si nous pouvons répondre à certaines des préoccupations des Américains », a déclaré hier l’hôte de la réunion, le ministre danois des Affaires étrangères Per Stig Moeller, dont le pays préside l’UE. Il a toutefois souligné que l’élaboration d’une telle position prendrait encore plusieurs semaines d’ici à la fin septembre. En coulisses, de nombreux diplomates présents à Elseneur ont souligné la nécessité de calmer le jeu face aux États-Unis. « Le premier objectif est de faire tomber la fièvre d’août (...) Tous les ministres vont tenter de faire baisser la température », a résumé un diplomate européen, tandis qu’un de ses collègues brocardait une « agitation artificielle ». La volonté des États-Unis de conclure avec un maximum de pays des accords bilatéraux, garantissant aux Américains une immunité de poursuites devant la CPI, a été avivée par une mise en garde mi-août de la Commission européenne aux pays candidats à l’entrée dans l’UE contre de tels accords. La Commission avait alors critiqué la signature d’un accord bilatéral entre les États-Unis et la Roumanie, qui ambitionne de rejoindre l’UE en 2007. Bruxelles avait demandé aux autres pays candidats d’attendre la position commune des Quinze avant de s’engager dans une démarche similaire. En réponse, le secrétaire d’État américain Colin Powell a écrit aux ministres des Quinze, pour demander aux pays de l’UE eux-mêmes de conclure au plus vite des accords avec Washington. Le dossier de la CPI est sensible à plusieurs titres pour les Européens. D’une part, aucun des Quinze n’a véritablement envie de voir la question empoisonner les relations transatlantiques. De l’autre, l’UE tient à ne pas affaiblir la Cour en cédant aux pressions américaines.
L’Union européenne semblait décidée hier à jouer la carte de l’apaisement avec les États-Unis, après la poussée de fièvre suscitée par les pressions de Washington pour obtenir l’immunité des ressortissants américains devant la Cour pénale internationale (CPI). Les chefs de la diplomatie des Quinze doivent débattre d’une ébauche de position commune européenne face à l’Administration Bush samedi, au deuxième jour de leur réunion informelle de rentrée à Elseneur (nord de Copenhague). « Nous allons travailler à une position commune qui respecte et préserve la CPI et voir si nous pouvons répondre à certaines des préoccupations des Américains », a déclaré hier l’hôte de la réunion, le ministre danois des Affaires étrangères Per Stig Moeller, dont le pays préside l’UE. Il a toutefois souligné...