La Yougoslavie, mais aussi l’Argentine, voire l’Allemagne ou la Turquie : quinze nations rêvent de faire chuter la Dream Team des États-Unis, sur son terrain, lors de la 14e édition des championnats du monde de basket-ball messieurs qui s’ouvre jeudi à Indianapolis. Les Jeux olympiques de Sydney ont démontré que l’écart entre la terre d’élection de cette discipline et le reste du monde s’était réduit considérablement. Le souffle d’une défaite depuis 1992 (première Dream Team, la vraie) n’était pas passé loin. Un rien avait permis à « l’équipe de rêve » de dominer la Lituanie en demi-finale (85-83), puis la France en finale (85-75). Certes, au palmarès du Mondial, la Yougoslavie, actuel détenteur du trophée, domine avec quatre victoires, les États-Unis et l’ex-URSS, trois succès. Mais en dehors de 1994, avec l’apparition des professionnels de la NBA (championnat nord-américain) dans cette compétition, les États-Unis ont toujours proposé une sélection de bric et de broc. Pendant longtemps, en effet, cette épreuve, créée lors du congrès mondial de la Fédération internationale (FIBA) en 1948 et qui a eu du mal à se faire une place dans le calendrier, n’intéressait pas. Les joueurs venaient des corpos (usine Chevrolet en 1950), de la NCAA (universitaires) ou plus étonnant d’association d’obédience catholique (1978). Même lors de la dernière édition, en 1998, l’année du lock-out (grève des joueurs), le groupe américain, pour la Grèce, avait été monté à la va-vite. Trois semaines seulement avant le début de l’épreuve. Au total, il n’y avait dans cette formation que des ressortissants évoluant en Europe, en CBA ou en universitaire. Mercenaires Cette fois, tout change. Ou plutôt aurait dû changer. Car si les joueurs américains viennent bien de NBA, portent le qualificatif de Dream Team, ils n’en ont pas la saveur. Il n’y a pas de stars. Pas de Shaquille O’Neal, Kobe Bryant et autres Allen Iverson. Même pas de Jason Kidd, longtemps prévu mais finalement blessé. Seul Reggie Miller possède un statut international. Cette formation forme plutôt un assemblage de joueurs de devoir ou d’espoirs. De Jay Williams (Chicago Bulls), deuxième choix de la draft 2002 à Baron Davis (New Orleans Hornets), cette formation manque de clinquant. Au point que l’hypothèse Michael Jordan (Washington Wizards) a été évoquée par la presse pour donner du piment. Ces absences donnent en tous cas des envies à beaucoup de pays. À commencer par la Yougoslavie, championne d’Europe en titre, qui reçoit même le renfort de Vlade Divac. Cette légende du basket avait dit adieu à la sélection mais est revenue sur sa décision. Il rêve de surpasser les Américains dans ce haut lieu de basket, finalement pas si loin de son lieu de naissance, à Springfield. La Yougoslavie, avec le même groupe qu’à l’Euro 2001, dispose de beaucoup d’atouts, notamment sa pléiade de joueurs NBA. L’Argentine, également, rêve d’un coup d’éclat. Pour oublier ses déboires économiques. Elle est survoltée et a d’ailleurs déjà bénéficié d’un coup de pouce en étant placée comme tête de série. D’autres peuvent venir lutter. L’Allemagne avec Dirk Nowitzki (Dallas Mavericks), la Turquie conduite par Hidayet Turkoglu (Sacramento Kings) pour sa première participation ou l’Espagne de Pau Gasol (Memphis Grizzlies) voire la Russie d’Andrei Kirilenko (Utah Jazz) veulent inverser la tendance des pronostics. Mais une place sur le podium ferait déjà leur affaire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Yougoslavie, mais aussi l’Argentine, voire l’Allemagne ou la Turquie : quinze nations rêvent de faire chuter la Dream Team des États-Unis, sur son terrain, lors de la 14e édition des championnats du monde de basket-ball messieurs qui s’ouvre jeudi à Indianapolis. Les Jeux olympiques de Sydney ont démontré que l’écart entre la terre d’élection de cette discipline et le reste du monde s’était réduit considérablement. Le souffle d’une défaite depuis 1992 (première Dream Team, la vraie) n’était pas passé loin. Un rien avait permis à « l’équipe de rêve » de dominer la Lituanie en demi-finale (85-83), puis la France en finale (85-75). Certes, au palmarès du Mondial, la Yougoslavie, actuel détenteur du trophée, domine avec quatre victoires, les États-Unis et l’ex-URSS, trois succès. Mais en dehors...