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Actualités

FRANCE Bonne résistance des banques et poursuite de la concentration en 2001

Le système bancaire français a fait preuve en 2001 de résistance dans un environnement difficile tout en poursuivant son mouvement de concentration, selon une étude de la Banque de France publiée dans son Bulletin mensuel d’août. « Après les très bons résultats obtenus en 2000 dans un contexte favorable, les établissements de crédit français ont prouvé, en 2001, leur capacité de résistance, dans un environnement économique et financier perturbé » , note l’étude. Les sept principales banques françaises – Banques Populaires, BNP Paribas, Crédit agricole, Crédit industriel et commercial, Crédit commercial de France, Crédit Lyonnais et Société Générale – ont enregistré en 2001 une progression de 4,4 % de leur produit net bancaire, à 61,2 milliards d’euros, contre une hausse de 10 % en 2000. Les coûts de structure ont connu une augmentation « modérée » de 5,4 % en 2001 par rapport à 2000 (+10 %), la charge du risque a bondi de 28,2 % à 5,1 milliards d’euros tandis que le coefficient d’exploitation s’est dégradé à 68,9 % (68,2 % en 2000). Conjoncture moins favorable, engagements en Argentine, exposition aux faillites de grands groupes, dépréciation de portefeuilles, la Banque de France dresse la liste des événements qui ont grevé les performances de ces établissements. Au final, leur résultat net du groupe cumulé pour 2001 a atteint 9,3 milliards d’euros, soit un recul de 17,7 % par rapport à 2000, après avoir vu des dotations nettes aux fonds pour risques bancaires généraux (FRBG) passer de 0,7 milliard d’euros en 2000 à 1,8 milliard d’euros en 2001. « La baisse constatée en 2001 est somme toute limitée, d’autant que cette évolution fait suite à un exercice 2000 exceptionnel », souligne la Banque centrale. Dans le même temps, les établissements de crédit français ont poursuivi leur mouvement de concentration sous l’effet de « la montée de la concurrence et de la construction du marché unique européen », passant de 1 116 en 2000 à 1 068 en 2001 (soit 48 sociétés en moins, principalement des établissements spécialisés). En revanche, le nombre des établissements d’investissement a progressé pour atteindre 572 unités à fin 2001 (contre 566 en 2000). La part des cinq premiers établissements de crédit a progressé de 8,3 points entre 1993 et 2001 tandis qu’en matière de crédit et de dépôt, le niveau de concentration est resté quasiment inchangé. La Banque de France rappelle notamment « l’achèvement du retour au secteur privé des établissements antérieurement nationalisés » (reprise de la Banque Hervet par le CCF, filiale du britannique HSBC) et le rapprochement de la Caisse des dépôts et consignations et du groupe Caisse d’Épargne au travers de leur société commune Eulia. « Les opérations de restructuration intervenues en 2001 dans le secteur bancaire et financier français se sont finalement traduites par le changement de contrôle de 45 établissements de crédit et de huit entreprises d’investissement », indique l’étude.
Le système bancaire français a fait preuve en 2001 de résistance dans un environnement difficile tout en poursuivant son mouvement de concentration, selon une étude de la Banque de France publiée dans son Bulletin mensuel d’août. « Après les très bons résultats obtenus en 2000 dans un contexte favorable, les établissements de crédit français ont prouvé, en 2001, leur capacité de résistance, dans un environnement économique et financier perturbé » , note l’étude. Les sept principales banques françaises – Banques Populaires, BNP Paribas, Crédit agricole, Crédit industriel et commercial, Crédit commercial de France, Crédit Lyonnais et Société Générale – ont enregistré en 2001 une progression de 4,4 % de leur produit net bancaire, à 61,2 milliards d’euros, contre une hausse de 10 % en 2000. Les...