Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Changes et Bourses Évolution en dents de scie du dollar

Le dollar a évolué dans des marges étroites hier face aux autres grandes monnaies sur des marchés des changes erratiques, après la baisse enregistrée par l’indice allemand IFO et le repli de Wall Street. Selon les cambistes, il n’y a pas eu vraiment de directions claires et, malgré beaucoup de messages et d’informations différentes des deux côtés de l’Atlantique, il est resté pratiquement au même niveau que la veille. D’un côté, l’IFO a été plus décevant qu’attendu (affichant 88,8 pts en août contre 89,9 pts en juillet), suggérant que non seulement il y a une modération au sein de l’économie européenne mais aussi un risque de stagnation, ce qui n’est pas positif pour l’euro. Mais, d’un autre côté, les mauvaises performances de Wall Street au lendemain des chiffres décevants sur la confiance des consommateurs américains continuaient à peser sur le dollar, lui faisant perdre tout élan même face à la monnaie unique. Dans ce contexte, les opérateurs se sont contentés hier d’ajuster leurs positions de changes tout en ayant les yeux rivés vers les États-Unis où seront publiés l’estimation finale du PIB américain pour le 2e trimestre aujourd’hui et les indices d’activité du secteur manufacturier de Chicago et de la confiance des consommateurs de l’Université du Michigan pour août demain. Autre facteur empêchant les investisseurs de prendre de nouvelles initiatives en direction du dollar, le climat d’incertitude qu’engendre l’éventualité d’une intervention américaine en Irak. Dans ce contexte, le billet vert s’est négocié à New York sans tendance déterminée à 0,9805 pour un euro contre 0,9835 la veille, à 1,5350 pour un sterling contre 1,5345, à 1,5005 FS contre 1,4925 et à 118,65 yens contre 118,20. Les Bourses dans le rouge En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières sont restés dans le rouge hier, déprimés par l’avertissement de Nortel qui a revu à la baisse ses prévisions de chiffres d’affaires au 3e trimestre et annoncé 7 000 nouvelles suppressions d’emplois. Ils ont souffert aussi des nouvelles révélations selon lesquelles Salomon Smith Barney a distribué aux dirigeants de WorldCom un nombre important d’actions d’entreprises s’introduisant en Bourse, leur permettant de réaliser des bénéfices illicites et significatifs. En effet, Wall Street a reperdu en clôture 1,48 % et le Nasdaq 2,48 %. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient touché leur plus bas depuis 9 jours sous le coup du repli plus net que prévu de l’indice IFO et après l’ouverture faible de Wall Street. Le mouvement de baisse a été conduit par Alcatel et Philips ainsi que par les assureurs européens qui ont pâti des inquiétudes des investisseurs concernant l’impact de la crise boursière internationale sur leurs portefeuilles en actions et leurs ratios de solvabilité. À Beyrouth, l’offre du dollar s’est un peu contractée hier tout en restant en deçà de la demande commerciale. Dans ces conditions, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait entre 1 512,25 et 1 512,50 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déterminée hier par la baisse de 9 830 actions A de Solidere de 4 5/8 à 4 1/2 $, dans un marché autrement creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Le dollar a évolué dans des marges étroites hier face aux autres grandes monnaies sur des marchés des changes erratiques, après la baisse enregistrée par l’indice allemand IFO et le repli de Wall Street. Selon les cambistes, il n’y a pas eu vraiment de directions claires et, malgré beaucoup de messages et d’informations différentes des deux côtés de l’Atlantique, il est resté pratiquement au même niveau que la veille. D’un côté, l’IFO a été plus décevant qu’attendu (affichant 88,8 pts en août contre 89,9 pts en juillet), suggérant que non seulement il y a une modération au sein de l’économie européenne mais aussi un risque de stagnation, ce qui n’est pas positif pour l’euro. Mais, d’un autre côté, les mauvaises performances de Wall Street au lendemain des chiffres décevants sur la confiance...