Le procureur général près la Cour de cassation, Adnan Addoum, a démenti hier les accusations d’Amnesty International dans son rapport annuel, faisant état de mauvais traitements infligés en prison aux employés de maison étrangers. Le rapport avait établi un état des lieux portant, d’une part, « sur les conditions de détention inhumaine dans les prisons » et, d’autre part, sur « l’absence de protection légale pour les prisonniers ». Un troisième chapitre soulève le cas de femmes emprisonnées ayant subi des traitements violents. « Concernant les deux premiers points, le parquet de Beyrouth a déjà rédigé un compte rendu détaillé en réponse au rapport publié par Amnesty en 2001 », a précisé le juge Addoum, dans un lettre adressée au ministre de la Justice Samir el-Jisr. Quant au troisième chapitre, Me Addoum affirme que le parquet a effectué une enquête. Reprenant un par un les cas des femmes qui ont été citées dans le rapport d’Amnesty, le juge Addoum affirme, preuves à l’appui, qu’aucune d’entre elles n’a été battue en prison, la majorité « ayant avancé de fausses allégations pour se soustraire aux aveux », précise la lettre du procureur général. Et d’ajouter qu’aucun des agents des services de sécurité de l’État n’a reconnu, pour sa part, les accusations portées contre lui. Le juge Addoum a affirmé par ailleurs que « les instances judiciaires compétentes ainsi que la direction de la Sûreté générale contrôlent de près les lieux de détention des employés de maison étrangers ». Ces derniers « n’ont commis aucun crime aux yeux de la loi libanaise », reconnaît Me Addoum, soulignant toutefois qu’en cas de résidence illégale, ces personnes sont rapatriées après avoir purgé leur peine de prison. « Les retards sont parfois dus à la négligence des autorités consulaires dont relève le ressortissant étranger qui tardent à lui remettre le passeport lui permettant de rentrer chez lui », a-t-il dit.
Le procureur général près la Cour de cassation, Adnan Addoum, a démenti hier les accusations d’Amnesty International dans son rapport annuel, faisant état de mauvais traitements infligés en prison aux employés de maison étrangers. Le rapport avait établi un état des lieux portant, d’une part, « sur les conditions de détention inhumaine dans les prisons » et, d’autre part, sur « l’absence de protection légale pour les prisonniers ». Un troisième chapitre soulève le cas de femmes emprisonnées ayant subi des traitements violents. « Concernant les deux premiers points, le parquet de Beyrouth a déjà rédigé un compte rendu détaillé en réponse au rapport publié par Amnesty en 2001 », a précisé le juge Addoum, dans un lettre adressée au ministre de la Justice Samir el-Jisr. Quant au troisième chapitre, Me...
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