À 32 ans, Andre Agassi est un « papy » du tennis mondial et pourtant, l’Américain oppose une superbe résistance en restant un sérieux prétendant à tout tournoi, surtout lorsqu’il s’agit de l’US Open, cette étape du grand chelem qu’il abordera pour la 17e fois de sa carrière.«Je pense que ce n’est pas une question d’âge mais de bonne santé, ne cesse de répéter Agassi. Peu importe l’âge si l’on travaille dur. De plus, j’adore me lancer des défis. Je ne me suis jamais senti aussi bien et ça me motive de voir que je peux encore progresser. » C’est vrai que l’Américain est dans une forme éblouissante. Aussi bonne si ce n’est meilleure qu’à ses plus beaux jours, dans la première moitié des années 90, lorsqu’il était une terreur des courts sur n’importe quelle surface et luttait pour le premier rang mondial. Il est plus affûté physiquement et moralement que lors des années de vaches maigres, surtout en 1997 lorsque le tennis n’était plus une priorité pour le mari de l’actrice Brooke Shields, avec pour résultat un 141e rang mondial. Puis il y eut cette incroyable résurrection qui l’a vu reconquérir la première place mondiale, ajouter quatre titres majeurs (deux succès australiens, un à l’US Open et un à Roland-Garros) à son palmarès... et une liaison avec l’ex-reine Steffi Graf avec laquelle il partage les joies parentales depuis la naissance du petit Jaden. « Je découvre tous les jours les joies d’être papa, quelque chose que n’importe quel parent peut comprendre », affirme Agassi, qui semble ravi de parler de couche-culottes et du mal de dos « à force de porter Jaden. » Chouchou du public Ce bien-être se traduit sur les courts où, avec quatre trophées cette saison, dont Key Biscayne (Floride) et Rome, l’ex-Kid reste l’un des joueurs les plus prolifiques du circuit. Dossard 6 au classement technique et 3 dans la course ATP, il est le n° 1 américain et la meilleure chance US de succès sur le ciment de Flushing Meadows, là où il fut couronné deux fois (94 et 99) en quatre finales. «Je prends plus de plaisir et suis plus impliqué qu’auparavant. Mais les défaites sont aussi plus décevantes», avoue Agassi, référence à cette sortie au deuxième tour sur le gazon de Wimbledon, là où il brandit son premier grand trophée en 1992. « Après Wimbledon, je me suis motivé pour changer les choses », explique celui qui a glané sa 53e victoire à Los Angeles avant d’être mis à l’amende pour un forfait de dernière minute à Toronto. « Je dois m’octroyer du temps de repos, c’est plus important que jamais. Les gens pensent que je peux jouer le même programme qu’avant mais c’est impossible », se défend-il. Et de toute façon, que représentent 80 000 dollars d’amende pour un joueur qui a accumulé près de 25 millions dans sa carrière rien qu’en frappant dans la balle jaune. S’il a échoué en demi-finales à Washington, un tournoi dont il est quintuple lauréat, Agassi n’en reste pas moins un client pour l’US Open. D’autant qu’il peut compter sur le soutien d’un public new-yorkais qui a toujours eu un faible pour les enfants terribles comme lui. Avec ou sans cheveux, Agassi, avec ses retours foudroyants, sa vision du jeu, sa démarche de canard et ses révérences, reste l’animateur n° 1 des courts.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À 32 ans, Andre Agassi est un « papy » du tennis mondial et pourtant, l’Américain oppose une superbe résistance en restant un sérieux prétendant à tout tournoi, surtout lorsqu’il s’agit de l’US Open, cette étape du grand chelem qu’il abordera pour la 17e fois de sa carrière.«Je pense que ce n’est pas une question d’âge mais de bonne santé, ne cesse de répéter Agassi. Peu importe l’âge si l’on travaille dur. De plus, j’adore me lancer des défis. Je ne me suis jamais senti aussi bien et ça me motive de voir que je peux encore progresser. » C’est vrai que l’Américain est dans une forme éblouissante. Aussi bonne si ce n’est meilleure qu’à ses plus beaux jours, dans la première moitié des années 90, lorsqu’il était une terreur des courts sur n’importe quelle surface et luttait pour le...