Le sommet de Rio a permis pour la première fois la conclusion d’accords de protection de l’environnement à l’échelle planétaire, 20 ans après la première Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm. Au « Sommet planète Terre » de Rio de Janeiro (3-14 juin 1992), les États ont adopté trois séries de recommandations : l’Agenda 21 (Action 21 en français), la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement et les Principes relatifs aux forêts. Ils ont aussi signé deux conventions de caractère général et de facto peu contraignantes qu’ils avaient adoptées quelques semaines auparavant : Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC, UNFCCC en anglais) et Convention sur la biodiversité. Ils ont enfin décidé d’ouvrir officiellement des négociations sur une troisième convention, la Convention sur la lutte contre la désertification, qui touche un quart des terres émergées dans une centaine de pays, presque tous en développement. L’Agenda 21, ou « plan mondial d’action pour un développement durable » au XXIe siècle, formule 2 500 recommandations pour rendre compatibles croissance économique, progrès social et écologie. La Déclaration de Rio énumère 27 principes pour l’exploitation des ressources naturelles, notamment le « principe de précaution ». Les principes relatifs aux forêts ont été adoptés faute d’une véritable convention sur leur protection dont ne voulaient pas les pays en développement. La Convention climat, ratifiée par 186 pays et entrée en vigueur en mars 1994, est considérée comme le principal acquis de Rio. Elle a été durcie par le Protocole de Kyoto, l’accord environnemental le plus contraignant existant actuellement. Le protocole impose des réductions d’émissions de gaz à effet de serre aux pays industriels. Il a été adopté en décembre 1997 par 159 pays et signé ensuite par 84 d’entre eux. Il a été ratifié par 77 pays mais rejeté par les États-Unis en mars 2001. Son entrée en vigueur dépend désormais de Moscou dont la ratification est espérée en 2003. La Convention sur la biodiversité biologique, ratifiée par 183 pays et entrée en vigueur en décembre 1993, établit la souveraineté des États sur leurs espèces vivantes (animaux, plantes, bactéries, gènes) et le « partage équitable des avantages » tirés de l’exploitation des ressources génétiques du Sud par les multinationales du Nord. Elle a débouché sur le protocole de Carthagène sur la biosécurité adopté en janvier 2000 à Montréal et signé ensuite par 103 pays. Carthagène autorise un État à interdire l’importation d’OGM (organismes génétiquement modifiés) en vertu du principe de précaution. Il n’a reçu le feu vert que de 22 pays, loin des 50 ratifications nécessaires à son entrée en vigueur. La Convention sur la lutte contre la désertification, adoptée en juin 1994 et ratifiée par 181 pays, est entrée en vigueur en décembre 1996. Faute de financement, ses dispositions sont restées largement lettre morte.
Le sommet de Rio a permis pour la première fois la conclusion d’accords de protection de l’environnement à l’échelle planétaire, 20 ans après la première Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm. Au « Sommet planète Terre » de Rio de Janeiro (3-14 juin 1992), les États ont adopté trois séries de recommandations : l’Agenda 21 (Action 21 en français), la Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement et les Principes relatifs aux forêts. Ils ont aussi signé deux conventions de caractère général et de facto peu contraignantes qu’ils avaient adoptées quelques semaines auparavant : Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC, UNFCCC en anglais) et Convention sur la biodiversité. Ils ont enfin décidé d’ouvrir officiellement des...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.