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Actualités - Chronologie

Azerbaïdjan Bakou se prépare à un référendum controversé

Les autorités azerbaïdjanaises ont lancé une grande campagne pour encourager les citoyens à participer samedi à un référendum controversé qui, selon l’opposition, devrait faciliter au président Heydar Aliev la transmission du pouvoir à son fils Ilham. Au moins 50 % des électeurs doivent se rendre aux urnes pour que le résultat du vote soit validé. Ce seuil risque d’être difficile à atteindre alors que l’opposition appelle à boycotter le scrutin et que de nombreux Azerbaïdjanais comptent plutôt aller à la plage. D’autant que ceux qui iront voter seront confrontés à une tâche complexe : ils devront se prononcer sur pas moins de 39 amendements constitutionnels. C’est d’ailleurs la raison que beaucoup citent pour expliquer leur décision de fuir les bureaux de vote. Les partis d’opposition affirment que le référendum est un stratagème devant permettre au fils du président de succéder au chef de l’État presque octogénaire, fatigué et malade. Ils montrent du doigt deux amendements constitutionnels qui, selon eux, faciliteront la désignation d’Ilham Aliev aux fonctions de président par intérim et affaibliront l’opposition parlementaire. Les défenseurs des droits de l’homme affirment que les autorités ont retrouvé des méthodes soviétiques pour pousser les gens à voter. Selon Nichad Mekhtiev, président d’un organisme indépendant suivant les problèmes de l’éducation, les enseignants ont été invités à rassembler les parents d’élèves à l’école pour les convaincre de voter. « Le directeur de l’école dit aux instituteurs : si vous n’obtenez pas les votes, nous réduirons vos heures de travail » (et par conséquent la rémunération), a-t-il indiqué. De nombreux enseignants l’ont appelé pour s’en plaindre, dit-il. Des pressions similaires ont été exercées sur les universitaires, les médecins et les infirmières, selon les défenseurs des droits de l’homme. En outre, les grandes compagnies publiques ont organisé des rassemblements de travailleurs pour les instruire de la nécessité de participer au référendum. Andreas Gross, qui suit l’Azerbaïdjan pour le Conseil de l’Europe, pense que le gouvernement azerbaïdjanais a compris tardivement que le seuil minimum était placé trop haut. « Même en Suisse, il est impossible d’avoir une participation de 50 % en été, alors qu’en Azerbaïdjan la démocratie est très très jeune », a-t-il dit. À l’approche du scrutin, la religion a été appelée à la rescousse. Allahchoukiour Pachazadé, leader des musulmans qui sont majoritaires en Azerbaïdjan, a déclaré que voter était « le devoir civil et religieux de tous les croyants ».
Les autorités azerbaïdjanaises ont lancé une grande campagne pour encourager les citoyens à participer samedi à un référendum controversé qui, selon l’opposition, devrait faciliter au président Heydar Aliev la transmission du pouvoir à son fils Ilham. Au moins 50 % des électeurs doivent se rendre aux urnes pour que le résultat du vote soit validé. Ce seuil risque d’être difficile à atteindre alors que l’opposition appelle à boycotter le scrutin et que de nombreux Azerbaïdjanais comptent plutôt aller à la plage. D’autant que ceux qui iront voter seront confrontés à une tâche complexe : ils devront se prononcer sur pas moins de 39 amendements constitutionnels. C’est d’ailleurs la raison que beaucoup citent pour expliquer leur décision de fuir les bureaux de vote. Les partis d’opposition affirment que le...