Joumblatt. Il en déroute plus d’un. Équitablement, une fois à l’Est, une fois à l’Ouest. Il va constamment de l’un à l’autre. À quoi il joue ? entend-on tantôt à gauche, tantôt à droite. Mais à l’acrobate moto! Ce vieux numéro de spirale dans un cylindre grillagé, par l’effet de la force centrifuge. Ou alors, au pendule... remis à l’heure. Un exercice vertigineux de balancier, de mouvement perpétuel. Assez rassurant, si l’on y regarde de près. Car, en enchaînant coup sur coup (donné ou reçu) les virages sur l’aile à 180°, Joumblatt regagne toujours sa ligne (rouge, camarade). Soit par aller-retour, soit par tour complet. Finalement, très prévisible, sinon très stable. La versatilité, il faut plutôt la chercher du côté de ceux qui, à l’Est ou à l’Ouest, l’applaudissent puis le vomissent, selon qu’il est pour le moment à leurs côtés ou en face. Sans trop paraître comprendre. Que Joumblatt a trois points d’ancrage qui profilent son parcours. D’abord, et surtout, la Montagne, sa source druze. Ensuite, et en un (double) sens, Bkerké puis Damas. Ou l’inverse, dans l’ordre ponctuel des primautés comme des priorités. Moukhtara, il ne faut pas l’oublier, se cloute sur la carte entre ces pôles magnétiques opposés. Il faut osciller entre les deux, si l’on ne veut pas perdre pied. Sur le fil d’acier tendu très haut qu’on vous oblige à sillonner. En un périlleux cent pas de factionnaire préposé à la garde d’une entité minoritaire. À tout prendre, mieux vaut encore ce funambulisme agile que le somnambulisme rigide des hypnotisés. Prosyriens ou proaméricains. On a ainsi pu voir Joumblatt, bel exploit, accueillir à bras ouverts, à trois jours d’intervalle, Battle l’étoilé et Sobhani le khomeyniste. Des prouesses, des jongleries, un spectacle finalement lassant ou un peu triste? Peut-être bien. Mais sous cet inflammable chapiteau, chapeau quand même. Le pompier et l’artiste. J.I.
Joumblatt. Il en déroute plus d’un. Équitablement, une fois à l’Est, une fois à l’Ouest. Il va constamment de l’un à l’autre. À quoi il joue ? entend-on tantôt à gauche, tantôt à droite. Mais à l’acrobate moto! Ce vieux numéro de spirale dans un cylindre grillagé, par l’effet de la force centrifuge. Ou alors, au pendule... remis à l’heure. Un exercice vertigineux de balancier, de mouvement perpétuel. Assez rassurant, si l’on y regarde de près. Car, en enchaînant coup sur coup (donné ou reçu) les virages sur l’aile à 180°, Joumblatt regagne toujours sa ligne (rouge, camarade). Soit par aller-retour, soit par tour complet. Finalement, très prévisible, sinon très stable. La versatilité, il faut plutôt la chercher du côté de ceux qui, à l’Est ou à l’Ouest, l’applaudissent puis le...
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