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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar désorienté

Le dollar a manqué d’orientation sur les marchés des changes internationaux, en l’absence de nouveaux indicateurs en provenance de l’économie américaine. Dans ce contexte, le discours du président de la Réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, qui s’est efforcé hier de réduire les inquiétudes du marché à propos du double déficit de la balance commerciale et du budget aux États-Unis publié la veille, ne devait guère alléger l’impact négatif de ce phénomène sur le billet vert. Cela d’autant que les opérateurs ont été très sensibilisés par les nouvelles publiées par le Financial Times, selon lesquelles des investisseurs saoudiens auraient retiré une partie de leurs fonds placés aux États-Unis, soit entre 100 et 200 milliards de dollars, vers des banques européennes. Plus tôt dans la journée, le dollar s’était ressenti aussi de l’annonce par Eurostat que le commerce extérieur de la zone euro a enregistré un excédent de 10,7 mds EUR en juin et un solde positif de 42 mds EUR au cours du 1er semestre 2002. Mais il n’en demeure pas moins que le dollar a suivi à New York pas à pas l’évolution de Wall Street à la hausse comme à la baisse, se négociant finalement à 0,98 pour un euro contre 0,9795 la veille, à 1,5315 pour un sterling contre 1,5295, à 1,4995 FS contre 1,50 et à 118,60 yens contre 118,90. Les Bourses mondiales ont réduit leurs gains avec Wall Street En Bourse, les marchés américains des actions étaient mitigés hier, après l’essoufflement d’une tentative de reprise alimentée par l’accord entre AOL Time Warner et AT&T, Wall Street réduisant finalement ses gains à 0,96 % alors que le Nasdaq reprenait 2,40 %, après la pause observée la veille. Selon les professionnels, le marché manquait d’initiatives alors que des discours de responsables de la Fed donnaient des signaux mixtes sur l’état de santé de l’économie américaine. Anthony Santomero, président de la Réserve de Philadelphie, a indiqué qu’il restait prudemment optimiste sur les perspectives conjoncturelles des États-Unis, alors que Michael Moskow, président de la Réserve de Chicago, estimait que la reprise économique connaissait des moments difficiles en raison des scandales de sociétés et que la Fed ne pouvait et ne devait pas répondre à chaque affaiblissement, excluant toute perspective d’assouplissement monétaire. Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont aussi réduit leurs gains en clôture, dans le sillage de Wall Street. Cependant, les résultats rassurants du jour, notamment de la part d’Axa, d’Allianz, de Lufthansa et de Nestlé, ont soutenu la tendance, faisant ignorer les déboires de Deutsche Telekom qui a annoncé une perte record de 3,9 mds EUR au premier trimestre. À Beyrouth, l’offre du dollar s’est encore développée hier alors que la demande commerciale restait très limitée, permettant à la BDL de procéder à quelques achats en cette monnaie. Mais après que celle-ci eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le dollar continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 512 et 1 512,50 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, le ton était à la stabilité hier avec le maintien de 6 000 actions A de Solidere à 4 5/8 $, de 250 actions B de la même société à 5 $, de 3 000 actions C de la Byblos Bank à 1 5/32 $ et de 10 000 action de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a manqué d’orientation sur les marchés des changes internationaux, en l’absence de nouveaux indicateurs en provenance de l’économie américaine. Dans ce contexte, le discours du président de la Réserve de Philadelphie, Anthony Santomero, qui s’est efforcé hier de réduire les inquiétudes du marché à propos du double déficit de la balance commerciale et du budget aux États-Unis publié la veille, ne devait guère alléger l’impact négatif de ce phénomène sur le billet vert. Cela d’autant que les opérateurs ont été très sensibilisés par les nouvelles publiées par le Financial Times, selon lesquelles des investisseurs saoudiens auraient retiré une partie de leurs fonds placés aux États-Unis, soit entre 100 et 200 milliards de dollars, vers des banques européennes. Plus tôt dans la journée, le...