Le dollar a évolué en dents de scie hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur les marchés des changes internationaux. Il a été soutenu, d’un côté, par la réduction de 1,6 % du déficit commercial américain à 37,16 mds $ en juin consécutivement à la hausse des exportations dans une proportion plus grande que celle des importations (voir par ailleurs). Mais il n’a pas tardé à pâtir, d’un autre côté, des performances décevantes de Wall Street en attendant la déclaration mensuelle sur l’état du budget des États-Unis tard dans la soirée. À cet égard, l’annonce d’un déficit du budget fédéral de l’ordre de 29,2 mds $ en juillet contre un excédent de 2,8 mds $ en juin a eu un impact très négatif sur le billet vert, dans la mesure où le phénomène des déficits jumeaux (déficit de la balance commerciale et du budget) pourra le mettre de nouveau sous pression. C’est dans cette crainte qu’il s’est finalement négocié à New York sur un ton faible à 0,9795 pour un euro contre 0,9760 la veille, à 1,53 pour un sterling contre 1,5270, à 1,4995 FS contre 1,5030 et à 118,75 yens contre 118,55. Les Bourses mondiales victimes de prises de bénéfices En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont cédé du terrain hier sous l’effet de ventes bénéficiaires, affichant de sensibles pertes en clôture. Ce mouvement, qui est intervenu au lendemain d’une nouvelle séance de nette hausse, a pesé surtout sur les deux secteurs financier et pharmaceutique, qui avaient fort progressé la veille. Dans le premier, JP Morgan et Citigroup, et dans le second, Pfizer et Merck, ont perdu sensiblement du terrain. Les nouvelles faisant état de la cession par Qwest de ses activités annuaires à un autre groupe et l’annonce par Home Depot de bénéfices trimestriels supérieurs aux attentes ainsi que l’option d’achat exercée par Cisco sur Andiamo Systems ne devaient avoir aucun effet positif sur l’ensemble de la cote américaine. En effet, Wall Street a clôturé en baisse de 1,32 % et le Nasdaq de 1,29 %. Phénomène identique sur l’autre côté de l’Atlantique où toutes les Bourses européennes ont terminé en net repli après leur vif rebond de la veille, dans des marchés atones où seuls les deux Vivendi, Universal et Environnement, et Deutsche Telekom se sont distingués sur des nouvelles de fusion et d’acquisition. La baisse a été conduite par Astra Zeneca qui a indiqué que l’utilisation de son médicament anticancéreux Iressa n’allongeait pas la vie des patients, ainsi que par les assurances après qu’Allianz eut indiqué que les inondations dramatiques qui affectent l’Allemagne pourraient coûter au secteur jusqu’à 15 milliards d’euros. À Beyrouth, la livre libanaise a été modérément recherchée hier, dans un marché sur lequel l’offre du dollar continuait de l’emporter sur la demande en dehors de la BDL. Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, est parvenue à l’acheter à 1 512,25 LL, niveau supérieur au taux moyen indicatif fixé toujours par elle à 1 507,50 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 68 151 actions B de Solidere de 4 7/8 à 5 $, la baisse de 5 000 actions C de la Byblos Bank de 1 8/32 à 1 5/32 $ et le maintien de 18 650 actions A de Solidere à 4 5/8 $ ainsi que de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a évolué en dents de scie hier face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, sur les marchés des changes internationaux. Il a été soutenu, d’un côté, par la réduction de 1,6 % du déficit commercial américain à 37,16 mds $ en juin consécutivement à la hausse des exportations dans une proportion plus grande que celle des importations (voir par ailleurs). Mais il n’a pas tardé à pâtir, d’un autre côté, des performances décevantes de Wall Street en attendant la déclaration mensuelle sur l’état du budget des États-Unis tard dans la soirée. À cet égard, l’annonce d’un déficit du budget fédéral de l’ordre de 29,2 mds $ en juillet contre un excédent de 2,8 mds $ en juin a eu un impact très négatif sur le billet vert, dans la mesure où le phénomène des déficits jumeaux (déficit...