Le dollar a pâti hier de la publication de statistiques américaines décevantes, laissant craindre une double récession. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce d’une augmentation inattendue du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 6 000 personnes la semaine dernière, témoignant de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles vraisemblablement entraînées par le ralentissement de l’économie. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de la Fed que la production industrielle n’aurait pas progressé plus de 0,2 % le mois dernier contre 0,7 % en juin, et de la Banque de Réserve de Philadelphie que son indice mensuel mesurant l’activité des entreprises industrielles aurait fortement baissé en août pour s’établir à -3,1, pour la première fois cette année, contre +6,6 en juillet, laissant croire que l’ensemble de l’activité économique recule. De plus, le dollar s’est ressenti de l’annonce par l’agence de notation S & P d’un possible abaissement des notes des principales banques d’investissements américaines à la suite de la détérioration de la rentabilité de leurs activités. Dans ces conditions, nombre d’opérateurs ont estimé devoir se débarrasser du dollar au profit des autres grandes monnaies, le faisant négocier finalement à New York sur un ton faible à 0,9825 pour un euro contre 0,9790 la veille, à 1,5355 pour un sterling contre 1,5380, à 1,4890 FS contre 1,4930 et à 117,25 yens contre 117,35. Irrégularité des américaines et fermeté des européennes En Bourse, Wall Street et Nasdaq ont irrégulièrement évolué dans les deux sens hier au lendemain de leur envolée de la veille. Ils ont été soutenus, d’abord par les nouvelles selon lesquelles la plupart des PDG et directeurs financiers des sociétés américaines cotées se sont conformés à la demande de la SEC en se portant garants de leurs comptes sur leur propre responsabilité. Mais cet élan matinal n’a pas tardé à tourner court après la publication d’une nouvelle batterie de statistiques décevantes laissant craindre une double récession aux États-Unis. De plus, l’annonce de United Airlines qu’elle pourrait se mettre en faillite à l’automne a eu aussi un impact négatif sur le marché ainsi que la reconnaissance par AOL Time Warner que sa division AOL a mal comptabilisé des transactions ayant indûment gonflé son chiffre d’affaires. Et après une alternance de hausses et de baisses, Wall Street est restée finalement en terrain positif gagnant 0,86 % ainsi que le Nasdaq qui s’est adjugé 0,80 %. De l’autre côté de l’Atlantique, les valeurs de la haute technologie et des assurances avaient permis aux Bourses européennes d’afficher une bonne hausse hier malgré la déroute de Vivendi Universal et Ericsson. La première a souffert d’une crise de liquidités à court terme et de la décision du groupe d’attendre le 25 septembre pour communiquer sur les cash flows, alors que la deuxième s’est ressentie des craintes liées à l’issue de la souscription à l’augmentation de son capital après que plusieurs actionnaires eurent cédé leurs droits d’y souscrire. Finalement les hausses l’ont emporté sur les baisses au lendemain du rebond des valeurs technologiques américaines et de l’envolée de Wall Street. À Beyrouth, le marché des changes et la Bourse étaient fermés hier en raison du chômage officiel à l’occasion de l’Assomption. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a pâti hier de la publication de statistiques américaines décevantes, laissant craindre une double récession. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés par l’annonce d’une augmentation inattendue du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 6 000 personnes la semaine dernière, témoignant de plusieurs suppressions d’emplois non agricoles vraisemblablement entraînées par le ralentissement de l’économie. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de la Fed que la production industrielle n’aurait pas progressé plus de 0,2 % le mois dernier contre 0,7 % en juin, et de la Banque de Réserve de Philadelphie que son indice mensuel mesurant l’activité des entreprises industrielles aurait fortement baissé en août pour s’établir à -3,1, pour la première fois...