Le juge des libertés et de la détention de Bonneville (Haute-Savoie) a rejeté hier la demande de mise en liberté d’Edita Rumsas, incarcérée après avoir été trouvée en possession de produits dopants, a-t-on appris auprès d’un des avocats de l’épouse du coureur lituanien. Me Alexandre Varaut a précisé qu’il avait aussitôt fait appel de cette décision devant la cour d’appel de Chambéry. « Éventuellement, nous demanderons que l’audience soit publique pour que chacun puisse constater qu’il n’y a rien dans le dossier », a-t-il dit à Reuters. Edita Rumsas, dont le mari est arrivé troisième du Tour de France, est incarcérée à Bonneville depuis le 30 juillet après la découverte d’une quarantaine de médicaments, dont des produits dopants ou masquants, dans sa voiture lors d’un contrôle douanier le 28 juillet à Chamonix. À l’appui de leur demande de libération conditionnelle, les avocats font valoir que la jeune femme pourrait disposer d’un appartement à Bonneville, afin de rester à la disposition du magistrat instructeur et d’y garder les trois enfants du couple. La priorité des enquêteurs reste d’entendre son époux, qui a démenti s’être dopé pendant le Tour de France, insistant sur le fait que les deux tests subis pendant la Grande Boucle se sont révélés négatifs. En outre, un autre test antidopage subi par le cycliste lituanien fin juillet a également été négatif, ont annoncé hier les autorités sportives lituaniennes. « Le résultat du test (antidopage) du cycliste lituanien est négatif, ce qui signifie qu’il n’a consommé aucune substance prohibée », a indiqué dans un communiqué l’organisme chapeautant les organisations sportives lituaniennes. Cet organisme, qui réunit notamment le ministère des Sports et le Comité olympique lituanien, avait contribué à organiser ce test antidopage subi par Rumsas la semaine dernière en Lettonie. Le test a été transmis à un laboratoire suédois et à un laboratoire allemand. Le communiqué publié hier est fondé sur les conclusions de la commission antidopage lituanienne, qui a reçu les résultats du laboratoire suédois. Raimondas Rumsas, qui était déjà rentré en Italie lorsque sa femme a été arrêtée, a refusé de revenir en France pour s’expliquer. Dans Paris-Match de cette semaine, il explique qu’il ne veut pas venir se « jeter dans la gueule du loup » en France car il doit s’occuper de ses trois enfants, âgés de 8, 6 et 4 ans. « Ils n’ont plus que leur père pour s’occuper d’eux. Ils ont doublement besoin de moi. Je préfère rester, attendre en spectateur plutôt que d’essayer d’aider ma femme en me jetant dans la gueule du loup », dit-il.
Le juge des libertés et de la détention de Bonneville (Haute-Savoie) a rejeté hier la demande de mise en liberté d’Edita Rumsas, incarcérée après avoir été trouvée en possession de produits dopants, a-t-on appris auprès d’un des avocats de l’épouse du coureur lituanien. Me Alexandre Varaut a précisé qu’il avait aussitôt fait appel de cette décision devant la cour d’appel de Chambéry. « Éventuellement, nous demanderons que l’audience soit publique pour que chacun puisse constater qu’il n’y a rien dans le dossier », a-t-il dit à Reuters. Edita Rumsas, dont le mari est arrivé troisième du Tour de France, est incarcérée à Bonneville depuis le 30 juillet après la découverte d’une quarantaine de médicaments, dont des produits dopants ou masquants, dans sa voiture lors d’un contrôle douanier le...
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