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Actualités - Chronologie

La Chine pourrait marquer le coup militairement

En dépit des risques encourus, la Chine pourrait se sentir obligée de faire un geste militaire spectaculaire pour répliquer à l’appel du président taïwanais, ont déclaré des analystes lundi. Il est d’autant plus probable que Pékin veuille marquer le coup que le président Chen a ajouté que Taïwan était un pays à part entière, un défi direct au principe d’» une seule Chine », sacré pour Pékin, faisant de Taïwan une partie intégrante du territoire chinois. « Il ne fait pas de doute qu’on va voir une action quelconque », a estimé Shih Chih-yu, professeur de sciences politiques à l’Université nationale de Taïwan. « Le principe de la Chine unique a été violé et le gouvernement chinois ne peut l’accepter. Il va devoir faire quelque chose pour faire rentrer ses mots dans la gorge » au président taïwanais, a-t-il dit. La Chine a joué les gros bras à l’égard de l’île à plusieurs reprises dans le passé. La démonstration de force la plus musclée remonte à 1996, lorsque l’armée chinoise avait effectué des manœuvres d’intimidation à tir réel dans le détroit de Formose juste avant la première élection présidentielle directe à Taïwan. Cela n’avait pas empêché les Taïwanais de choisir Lee Teng-hui, un candidat détesté de Pékin. Les dirigeants chinois pourraient être particulièrement furieux que le président, élu sur un programme indépendantiste, ait trahi la promesse qu’il avait faire à son arrivée au pouvoir, en mai 2000, de ne pas pousser à une séparation pendant son mandat de quatre ans. « S’il a vraiment changé d’avis, une réponse de la Chine est inévitable », a estimé You Ji, expert des questions chinoises de sécurité à l’Université de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. du président Chen surviennent à un moment délicat pour les dirigeants chinois, qui ont entrepris un exercice de changement du leadership, le premier en dix ans, où personne ne peut paraître faire preuve de faiblesse sur la question de Taïwan. Mais ils doivent aussi tenir compte de la présence à Washington du président George W. Bush, qui en 18 mois a eu des relations mouvementées avec la Chine. Ce facteur a peut-être encouragé M. Chen à tenir ces propos provocateurs.
En dépit des risques encourus, la Chine pourrait se sentir obligée de faire un geste militaire spectaculaire pour répliquer à l’appel du président taïwanais, ont déclaré des analystes lundi. Il est d’autant plus probable que Pékin veuille marquer le coup que le président Chen a ajouté que Taïwan était un pays à part entière, un défi direct au principe d’» une seule Chine », sacré pour Pékin, faisant de Taïwan une partie intégrante du territoire chinois. « Il ne fait pas de doute qu’on va voir une action quelconque », a estimé Shih Chih-yu, professeur de sciences politiques à l’Université nationale de Taïwan. « Le principe de la Chine unique a été violé et le gouvernement chinois ne peut l’accepter. Il va devoir faire quelque chose pour faire rentrer ses mots dans la gorge » au président...