L’Administration Bush réfléchissait sur un projet d’attaque du réseau el-Qaëda mis au point par l’équipe de son prédécesseur, Bill Clinton, mais qui n’a été appliqué qu’après les attentats du 11 septembre, indique Time Magazine à parue lundi. Ce projet, élaboré dans les derniers jours de l’Administration Clinton, a été transmis à l’équipe de George W. Bush en janvier 2001, précise le magazine américain. Sous Clinton, il avait été approuvé par des responsables des services de renseignements mais des membres de son équipe avaient considéré inopportun de lancer une guerre à un mois seulement de la fin de son mandat présidentiel. « Nous aurions transmis (à l’Administration Bush) une guerre au moment de leur prise de fonction le 20 janvier 2001, a expliqué un haut conseiller de Clinton, cité par le magazine. Il ne fallait pas que cela arrive ». Pour autant, des responsables du gouvernement Bush ont nié avoir reçu un projet formel de la part de leurs prédécesseurs et l’un d’entre eux a néanmoins précisé que les documents transmis étaient de nature plus générale. Téhéran accuse Washington de « mensonge » L’Iran a démenti lundi les affirmations d’un haut responsable américain sur la présence des membres du réseau terroriste el-Qaëda en territoire iranien et accusé les États-Unis « de mentir pour atteindre leurs objectifs illégitimes dans la région ». « C’est faux, et l’Iran n’a aucune affinité avec les talibans et el-Qaëda, et il l’a démontré par ses paroles et ses actes », a souligné le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères Hamid-Reza Assefi. Cité par la radio, M. Assefi a estimé que par « ces informations fausses et mensongères », les États-Unis « veulent atteindre leurs objectifs illégitimes dans la région ». Zalmay Khalilzad, conseiller de la Maison-Blanche pour le Proche-Orient et la région Afghanistan-Pakistan, avait affirmé vendredi qu’il était « inacceptable pour l’Iran d’abriter ou de cacher » des membres de ce réseau accusé d’avoir orchestré les attentats du 11 septembre. « L’Iran doit prendre une décision stratégique » pour mettre fin à son attitude ambivalente envers les fugitifs d’el-Qaëda traqués par les États-Unis « mais ne l’a pas encore fait », a ajouté M. Khalilzad, qui s’exprimait lors d’une conférence devant le Washington Institute for Near East Policy. Le Pentagone veut traquer les terroristes dans des pays tiers Le Pentagone veut conclure des accords avec certains pays étrangers permettant à ses forces spéciales d’attaquer sur leur sol des cellules terroristes, a rapporté lundi le Washington Times. Citant deux hauts responsables américains ayant connaissance du nouveau plan antiterroriste du département de la Défense, le journal explique que le chef du Pentagone Donald Rumsfeld vise à mettre en place un système qui permettrait aux forces spéciales militaires américaines d’agir immédiatement en cas de renseignements en l’espace de quelques heures, au lieu de plusieurs jours, voire de semaines. Dès la semaine dernière, le journal conservateur avait rapporté que M. Rumsfeld avait donné l’ordre au général Charles Holland, chef du commandement des opérations spéciales, d’augmenter les missions clandestines afin de capturer ou de tuer les dirigeants d’el-Qaëda, l’organisation du toujours introuvable Oussama Ben Laden. « Ce n’est un secret pour personne que le secrétaire à la Défense veut faire comprendre à tous qu’il y a urgence, que les menaces sont très réelles », avait commenté la porte-parole du Pentagone Victoria Clarke, en soulignant que « malgré les succès en Afghanistan, nous avons beaucoup de chemin à faire ». Attaque à la grenade dans un marché du Cachemire indien: 10 blessés Une attaque à la grenade dans un marché bondé du Cachemire indien, perpétrée lundi par un groupe d’hommes suspectés d’être des militants islamistes, a fait 10 blessés dont un grave, a indiqué la police. Un groupe de militants islamistes non identifiés ont lancé à la mi-journée une grenade dans un marché bondé du district de Rajouri, à 150 km à l’ouest de Jammu, capitale d’hiver du Cachemire indien, ont précisé ces sources. Peu après l’attaque, qui n’a pas été revendiquée, les échoppes du marché ont fermé, et la zone a été bouclée par les forces de police et les forces paramilitaires qui sont partis à la recherche des assaillants. Le Cachemire, seul État à majorité musulmane de l’Inde, est en proie depuis 1989 à une insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 36 500 morts, selon les autorités, au moins le double, selon les rebelles. Des chiens ont repéré des traces du bacille du charbon chez un suspect US Des chiens entraînés par la police fédérale américaine pour repérer les spores du bacille du charbon ont fait preuve d’une grande agitation lors de la fouille de l’appartement du biologiste Steven Hatfill la semaine dernière, selon le magazine Newsweek de lundi. Dans le cadre de l’enquête sur les attaques mortelles au bacille du charbon de l’automne dernier, les chiens avaient appris à reconnaître les traces du germe grâce à des « sacs d’odeurs » prélevés dans les lettres contaminées adressées aux sénateurs Tom Daschle et Patrick Leahy, explique l’hebdomadaire. Steven Hatfill, qui a travaillé pour le laboratoire militaire de Fort Derick, dans le Maryland, a travaillé régulièrement, depuis 1999, sur des germes divers, dont celui du charbon. Aux États-Unis, cinq personnes ont été tuées et d’autres rendues malades par les attaques au charbon, expédié par courrier l’automne dernier. Personne n’a été arrêté dans le cadre de cette enquête.
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