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Actualités - Chronologie

La presse israélienne demande des comptes à Sharon

Face à une nouvelle vague d’attentats palestiniens que la réoccupation de la Cisjordanie n’a pas empêchée, le Premier ministre israélien Ariel Sharon est soumis à des pressions pour expliquer sa nouvelle politique d’expulsion de Palestiniens et de démolition de maisons. « Sharon nous doit une réponse », titrait hier le journal populaire à grand tirage Maariv. « Ariel Sharon, l’homme qui nous a fait de fausses promesses pendant sa campagne électorale pour rétablir la sécurité dans nos foyers, nos rues, nos lieux de divertissements et à bord de nos bus (...) ne s’explique pas devant le public », écrit le rédacteur en chef du journal, Amnon Dankner. « Quel gouvernement pourrait se satisfaire d’opérations militaires partielles qui n’ont de résultats que très temporairement, alors que ses citoyens continuent d’être tués, blessés, de vivre dans la peur et la terreur ? » s’interroge Amnon Dankner. « Un gouvernement qui traite ses citoyens de cette façon leur doit une explication », insiste-t-il, alors que plus de 500 Israéliens sont morts depuis le début de l’intifada, il y a 22 mois. De son côté, le Yediot Aharonot, le principal quotidien du pays, estime « qu’après deux ans de haine et d’horreur, les Israéliens sont blasés face à la mort et à la souffrance ». « Devrons-nous attendre un méga-attentat ou peut-être la guerre biologique de Saddam Hussein pour retrouver notre sensibilité ? » s’interroge-t-il. Maison de retraite Quant à Zeev Schiff, analyste militaire du quotidien de gauche Haaretz, il remarque que « chacun fait comme si les attentats-suicide avaient commencé il y a seulement quelques semaines. Cela fait des années que nous y sommes confrontés, mais les officiers israéliens continuent de se demander quelles mesures sont les plus appropriées face à cette guerre ». Pour Avigdor Lieberman, le chef du parti ultranationaliste Israël Beitenou qui a récemment quitté la coalition gouvernementale, M. Sharon « a gravement échoué. Avant les élections, l’homme nous a promis la paix et la sécurité. Il n’y a ni paix ni sécurité », a-t-il dit sur la radio militaire. « Par conséquent, je pense qu’il (Sharon) devrait prendre (le ministre des Affaires étrangères Shimon) Peres par la main, trouver la maison de retraite qu’il leur faut et tous deux devraient s’en aller le plus vite possible », a-t-il ajouté.
Face à une nouvelle vague d’attentats palestiniens que la réoccupation de la Cisjordanie n’a pas empêchée, le Premier ministre israélien Ariel Sharon est soumis à des pressions pour expliquer sa nouvelle politique d’expulsion de Palestiniens et de démolition de maisons. « Sharon nous doit une réponse », titrait hier le journal populaire à grand tirage Maariv. « Ariel Sharon, l’homme qui nous a fait de fausses promesses pendant sa campagne électorale pour rétablir la sécurité dans nos foyers, nos rues, nos lieux de divertissements et à bord de nos bus (...) ne s’explique pas devant le public », écrit le rédacteur en chef du journal, Amnon Dankner. « Quel gouvernement pourrait se satisfaire d’opérations militaires partielles qui n’ont de résultats que très temporairement, alors que ses citoyens...