La nouvelle terreur du sprint, le Britannique Mark Lewis-Francis, recueille les faveurs de ses pairs avant d’aborder un double duel face à son compatriote Dwain Chambers aux Jeux du Commonwealth, aujourd’hui à Manchester, et aux championnats d’Europe d’athlétisme. « J’aime Lewis-Francis. Son attitude m’impressionne. Il est très talentueux », estime le roi du 200 m et 400 m, l’Américain Michael Johnson, jeune retraité des pistes. « Il se rapproche un peu plus de Dwain Chambers à chaque course. Il est dangereux », affirme de son côté le Canadien champion olympique en 1996, Donovan Bailey, présent en Angleterre pour les Jeux du Commonwealth. « Si je devais mettre un peu d’argent, je miserai sur Lewis-Francis », répond en écho l’Américain Maurice Greene, battu à deux reprises par Chambers fin juin. Ces trois experts ont d’ailleurs peu de chance de se tromper à long terme, tant le début de carrière de Lewis-Francis est prometteur. À 19 ans, le jeune homme de Birmingham a déjà fréquenté la plus haute marche de nombreux podiums. En Coupe d’Europe l’an passé à Brême, il s’est imposé devant tous les seniors, après avoir surclassé les juniors aux Mondiaux 2000 et aux Euro 2001. Trois courses, trois records Lewis-Francis a même réussi un exploit rare. Lors des Mondiaux 2001 en salle, il s’est permis de battre le record national juniors du 60 m à chacune de ses trois courses, en 6’61, 6’56 puis 6’51 en finale. L’été dernier en quarts de finale des Mondiaux d’Edmonton, il aurait même pu améliorer le record du monde juniors de Chambers (10.06) si l’anémomètre avait fonctionné et validé ses 9 sec 97. Mais ce n’est pas ces petits imprévus qui vont freiner le puissant sprinteur (1,83 m pour 88 kg), qui arbore des tatouages aux bras, comme les « anciens ». Cette année, il a poursuivi sa montée en puissance en devenant le plus jeune champion de Grande-Bretagne du 100 m, quelques jours après avoir amélioré son record personnel. Lors de la réunion de la Golden League à Paris/Saint-Denis, il a terminé troisième en 10’04, à quelques centimètres de Greene. Mais le sprinteur refuse de se laisser perturber par la pluie de compliments. « Remerciez Maurice Greene pour ses compliments, mais ce n’est pas cela qui va me faire avancer. L’action va me faire gagner, pas les paroles », explique sobrement Lewis-Francis. Face à Chambers, blessé et qui n’a pas couru depuis sa victoire à Sheffield, le 30 juin, à l’exception d’un 200 m raté (7e) lors des championnats nationaux, Lewis-Francis a un bon coup à jouer pour rentrer un peu plus dans le cercle des grands sprinteurs actuels. « Actuellement, je dirais que l’une de ses principales qualités, tout comme pour Chambers, réside dans son tempérament de guerrier », a affirmé Greene, qui se retrouve avec un deuxième Britannique à battre pour continuer à régner.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La nouvelle terreur du sprint, le Britannique Mark Lewis-Francis, recueille les faveurs de ses pairs avant d’aborder un double duel face à son compatriote Dwain Chambers aux Jeux du Commonwealth, aujourd’hui à Manchester, et aux championnats d’Europe d’athlétisme. « J’aime Lewis-Francis. Son attitude m’impressionne. Il est très talentueux », estime le roi du 200 m et 400 m, l’Américain Michael Johnson, jeune retraité des pistes. « Il se rapproche un peu plus de Dwain Chambers à chaque course. Il est dangereux », affirme de son côté le Canadien champion olympique en 1996, Donovan Bailey, présent en Angleterre pour les Jeux du Commonwealth. « Si je devais mettre un peu d’argent, je miserai sur Lewis-Francis », répond en écho l’Américain Maurice Greene, battu à deux reprises par Chambers fin juin. Ces...