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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Remontée de l’euro au-dessus de la parité

Le dollar a continué de battre en retraite face à l’euro sur les marchés des changes internationaux, après que le rebond des places boursières européennes eut incité les investisseurs à racheter la monnaie unique. Celle-ci, qui avait timidement franchi le cap psychologique de la parité dans la matinée, un seuil délaissé depuis mardi dernier, ne tardait pas à se replier au-dessous de ce seuil en cours de journée avant d’osciller dans les deux sens. À cela aurait contribué la publication de plusieurs indicateurs économiques des deux côtés de l’Atlantique tantôt en faveur du dollar et tantôt en faveur de l’euro. D’un côté, la monnaie unique s’est ressentie de la baisse de l’indice IFO mesurant le climat des affaires en Allemagne de 91,3 pts en juin à 89,9 pts en juillet, témoignant de la faiblesse de la première économie européenne. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre que les ventes de logements neufs aux États-Unis ont augmenté de 0,5 % en juin et que les demandes d’allocations chômage ont diminué de 21 000 la semaine dernière en raison vraisemblablement de plusieurs créations d’emplois non agricoles entraînées par la vigueur de la conjoncture américaine. Mais d’un autre côté, l’euro a trouvé appui dans la chute de 3,8 % des commandes de biens durables aux États-Unis en juin et de 11,7 % des reventes de logements pendant la même période, laissant craindre un ralentissement de la première économie mondiale. Les fluctuations de Wall Street et du Nasdaq à la baisse sont venues ensuite empêcher le dollar de se ressaisir. Il s’est négocié financement à New York à 1,0025 pour un euro contre 0,9940 la veille, à 1,5830 pour un sterling contre 1,5725, à 1,4430 FS contre 1,4585 et à 116,50 yens contre 116,75. L’essoufflement des marchés américains a limité les gains des Bourses européennes En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières, moins unanimes à poursuivre leur envolée de la veille, ont finalement plongé hier dans un contexte empreint de grandes incertitudes. La confirmation par AOL Time Warner que la SEC examinait ses comptes et les rumeurs faisant état de la faillite de Tyco, après WorldCom et Enron, n’ont guère été de nature à rassurer les investisseurs qui avaient énormément procédé la veille à des achats de couverture et une chasse aux bonnes affaires. Cela d’autant que les fondamentaux de l’économie américaine publiés hier laissaient craindre un ralentissement conjoncturel. En clôture, le DJIA a perdu 0,06 % et l’indice Nasdaq 3,88 %. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes étaient pour la plupart en hausse, répercutant l’envolée des marchés américains la veille. Mais l’essoufflement de Wall Street est venu freiner leurs gains en clôture et plonger Francfort dans le rouge. À Beyrouth, le dollar était plutôt « survendu » hier, dans un marché toujours gouverné par la BDL qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. En effet, il a dû être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 512,75 et 1 513 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 500 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 1/8 $ et le maintien de 3 580 actions B de la même société à 4 3/8 $ ainsi que de 10 000 actions Holcim à 10/32 $ et de 300 actions au porteur des Ciments Blcs. à 1 1/2 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a continué de battre en retraite face à l’euro sur les marchés des changes internationaux, après que le rebond des places boursières européennes eut incité les investisseurs à racheter la monnaie unique. Celle-ci, qui avait timidement franchi le cap psychologique de la parité dans la matinée, un seuil délaissé depuis mardi dernier, ne tardait pas à se replier au-dessous de ce seuil en cours de journée avant d’osciller dans les deux sens. À cela aurait contribué la publication de plusieurs indicateurs économiques des deux côtés de l’Atlantique tantôt en faveur du dollar et tantôt en faveur de l’euro. D’un côté, la monnaie unique s’est ressentie de la baisse de l’indice IFO mesurant le climat des affaires en Allemagne de 91,3 pts en juin à 89,9 pts en juillet, témoignant de la faiblesse de...