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Actualités - Chronologie

Les efforts internationaux tués dans l’œuf...

Le raid aérien meurtrier sur Gaza replonge le Proche-Orient dans l’engrenage de la violence et tue dans l’œuf les efforts internationaux de conciliation et les premiers signes de détente apparus ces derniers jours, estimaient mardi des analystes. L’opération israélienne, qui a fait 15 morts, dont le chef de la branche armée du mouvement islamiste Hamas et neuf enfants, intervient alors qu’Israéliens et Palestiniens avaient repris un timide dialogue ce week-end. « C’est toujours le même scénario sinistre. Dès qu’il y a une tentative pour désamorcer la situation, que ce soit par le dialogue ou une intervention étrangère, le gouvernement israélien mène des actions violentes pour raviver la tension », estime la députée palestinienne Hanane Achraoui. « Au-delà du meurtre de sang-froid de civils, il s’agit d’une tentative de miner toute chance de solution politique », dit-elle, renvoyant au Premier ministre israélien Ariel Sharon une accusation que son gouvernement a souvent portée contre Yasser Arafat après des attentats suicide palestiniens. Des signes de détente étaient apparus à la suite d’une rencontre ministérielle israélo-palestinienne samedi, qui avait porté sur des questions humanitaires et sécuritaires. Condamnant le raid sur Gaza, le haut représentant de la politique extérieure de l’Union européenne, Javier Solana, a évoqué une opération d’autant plus regrettable qu’elle intervient « à un moment où Israéliens et Palestiniens travaillaient très sérieusement à une baisse de la violence et à la restauration d’arrangements sécuritaires ». Le quotidien israélien Haaretz avait même mentionné un plan palestinien de sécurité qui pourrait conduire à un retrait de l’armée israélienne des zones palestiniennes réoccupées. « Il y avait des signes très positifs la nuit dernière (lundi) », dit l’analyste palestinien Iyad Sarraj. « Le Hamas songeait à stopper ses attentats contre les civils israéliens, en échange de quoi Israël était censé retirer ses troupes des zones réoccupées. C’est alors que Sharon a frappé ». Du déjà-vu « Son intention est clairement de miner tout espoir de paix. Il sait très bien que tout Palestinien voudra maintenant rejoindre les groupes d’activistes pour se venger », ajoute-t-il. Plusieurs mouvements palestiniens, dont le Hamas et le Jihad islamique, ont déjà promis de se venger. « Sharon vit par le chaos et la violence, et craint la paix. Il fait exactement ce qu’il a fait il y a six mois, quand il avait assassiné Raëd al-Karmi », ajoute M. Sarraj, en référence à l’assassinat en janvier d’un chef d’un groupe armé proche du Fateh de Yasser Arafat, qui avait ruiné une fragile trêve d’un mois. Le raid sur Gaza « va soit forcer les négociateurs palestiniens à reculer par peur de la critique, soit conduire à une action terroriste palestinienne qui à son tour obligera les négociateurs israéliens à reculer », estime de son côté Mark Heller, du Jaffee Center for Strategic Studies. « Il aurait été plus approprié que l’armée attende une autre occasion pour éliminer quelqu’un de cette envergure », dit-il. L’analyste militaire israélien Meir Pail ne critique pas seulement le moment choisi pour l’intervention, mais aussi sa cible. « D’un point de vue strictement militaire, quand vous tirez un missile sur une zone habitée, vous devez prendre en compte le fait que vous allez toucher beaucoup de gens », affirme-t-il. « Il y a beaucoup de personnes stupides au sein du commandement politique et militaire israélien. C’est une chose complètement immorale quand vous représentez un État qui veut être respecté », a-t-il ajouté. Ce raid aérien est l’opération de liquidation la plus sanglante menée par Israël depuis le début de l’intifada, en septembre 2000, ayant touché 14 civils non visés.
Le raid aérien meurtrier sur Gaza replonge le Proche-Orient dans l’engrenage de la violence et tue dans l’œuf les efforts internationaux de conciliation et les premiers signes de détente apparus ces derniers jours, estimaient mardi des analystes. L’opération israélienne, qui a fait 15 morts, dont le chef de la branche armée du mouvement islamiste Hamas et neuf enfants, intervient alors qu’Israéliens et Palestiniens avaient repris un timide dialogue ce week-end. « C’est toujours le même scénario sinistre. Dès qu’il y a une tentative pour désamorcer la situation, que ce soit par le dialogue ou une intervention étrangère, le gouvernement israélien mène des actions violentes pour raviver la tension », estime la députée palestinienne Hanane Achraoui. « Au-delà du meurtre de sang-froid de civils, il s’agit...