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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Reprise du dollar

Le dollar a renoué avec la hausse hier, après avoir été terrassé la semaine dernière par les autres grandes monnaies, et ce malgré les faibles performances des places boursières américaines. À cela auraient contribué d’amples mouvements de rapatriements de capitaux aux États-Unis par des fonds d’investissement américains, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, les gestionnaires de ces fonds ont estimé hier, au lendemain d’une nouvelle déroute de Wall Street, devoir récupérer les bénéfices sur leurs investissements à l’étranger, notamment en Asie et en Europe. Et d’ajouter qu’après cette opération, ces fonds ont aussitôt procédé à des rachats de dollars surtout contre euro et yen afin de les réinvestir sur les marchés obligataires américains. Ce mouvement a été sans doute accéléré par une nouvelle journée noire pour les Bourses européennes qui sont retombées hier à leurs plus bas niveaux depuis le 15 août 1996 après des pertes cumulées de plus de 11 % pour la troisième séance consécutive. Cela d’autant que les opérateurs restaient toujours préoccupés par une possible intervention de la Banque du Japon pour freiner la hausse du yen. Mais, comme les marchés américains des valeurs mobilières s’étaient montrés moins unanimes à la hausse hier, le dollar n’a pas pu conserver tous ses gains de la matinée, se négociant finalement à New York à 0,9865 pour un euro contre 1,0085 la veille, à 1,5585 pour un sterling contre 1,5795, à 1,4730 FS contre 1,4420 et à 117,65 yens contre 116,25. Hésitation de Wall Street et recul des Bourses européennes En Bourse, les marchés américains des actions étaient hésitants hier, après un début de journée optimiste. Les technologiques ont été déprimées par une forte chute de Lucent qui a plongé après l’annonce par le groupe d’une perte supérieure aux attentes au 3e trimestre. Il en est de même de la publication de mauvais résultats par d’autres grandes sociétés, dont AT & T, UPS, Tyco, Bristol-Myers... Citigroup et JP Morgan-Chase ont pesé aussi sur la tendance générale à la suite de nouvelles indications de presse, selon lesquelles ces deux grandes banques auraient eu recours à des montages financiers similaires à ceux utilisés par Enron, en faillite, pour permettre à d’autres sociétés de dissimuler leurs pertes. Les Bourses européennes ont à nouveau capitulé hier, le répit enregistré dans la matinée ayant fait long feu après la déroute des valeurs bancaires sur des rumeurs faisant état que Deutsche Bank et BNP-Paribas souffraient d’une forte exposition au groupe en faillite WorldCom. Il en est de même des secteurs des assurances et des télécoms toujours malmenés après les sombres prévisions de Aegon, de BellSouth et de SBC Com. À Beyrouth, l’offre du dollar continuait à l’emporter sur la demande dans un marché très calme et toujours gouverné par l’action de la BDL. Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL tout en procédant à l’achat de tout excès d’offres du dollar à 1 512,75 LL, est parvenue à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier entre 1 512,50 et 1 513 LL. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la hausse hier avec la progression de 105 850 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 3/8 $ et de 7 750 actions B de la même société de 4 3/8 à 4 1/2 $, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Le dollar a renoué avec la hausse hier, après avoir été terrassé la semaine dernière par les autres grandes monnaies, et ce malgré les faibles performances des places boursières américaines. À cela auraient contribué d’amples mouvements de rapatriements de capitaux aux États-Unis par des fonds d’investissement américains, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, les gestionnaires de ces fonds ont estimé hier, au lendemain d’une nouvelle déroute de Wall Street, devoir récupérer les bénéfices sur leurs investissements à l’étranger, notamment en Asie et en Europe. Et d’ajouter qu’après cette opération, ces fonds ont aussitôt procédé à des rachats de dollars surtout contre euro et yen afin de les réinvestir sur les marchés obligataires américains. Ce mouvement a été sans doute...