Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Changes et Bourses Fragile reprise du dollar

Le dollar a regagné un peu du terrain face aux autres grandes monnaies hier sur les marchés des changes internationaux, au terme d’une journée en dents de scie. C’est ainsi qu’en l’absence de nouvelles fraîches des deux côtés de l’Atlantique, à part un indicateur en provenance de la zone euro, les opérateurs ont dû suivre pas à pas les indices boursiers américains pour trouver une certaine direction. D’un côté, le billet vert a été poussé à la baisse par l’annonce de la faillite historique de WorldCom, croulant sous plus de 40 mds $ de dettes (voir par ailleurs). Mais d’un autre côté, il a été soutenu par le net repli de l’indice de confiance des investisseurs particuliers européens, calculé par UBS Warburg et Gallup, de 8 points en juin à 2 points en juillet, témoignant de leur pessimisme sur la réalisation d’objectifs d’investissement personnel au cours des 12 prochains mois. Cela d’autant que nombre d’opérateurs craignaient toujours une intervention-surprise de la Banque du Japon pour freiner la hausse du yen. Pourtant, les marchés paraissaient entrer hier dans une phase de correction après les pertes enregistrées récemment par le dollar, en attendant la publication de résultats trimestriels de plusieurs grandes sociétés américaines cette semaine (Texas Inst., Lucent, Tyco, Kodak...) et de l’indice allemand IFO mesurant le climat des affaires en Allemagne. Ainsi, le billet vert s’est finalement négocié à New York à 1,0075 pour un euro contre 1,0115 vendredi dernier, à 1,5785 pour un sterling contre 1,5780, à 1,4450 FS contre 1,4425 et à 116,30 yens contre 115,90. Wall Street mitigée et les Bourses européennes terrassées En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières ont connu une séance mitigée hier après une semaine noire, l’apparition d’un courant de chasse aux bonnes affaires témoignant qu’il restait des acheteurs à Wall Street. À cela auraient contribué les appels à la raison lancés par les dirigeants de la Bourse de New York ainsi que par l’optimisme manifesté par l’analyste de Goldman Sachs, Abby Joseph Cohen. Celle-ci a estimé hier qu’une grande partie des risques a déjà été intégrée par les marchés et que le mouvement de balancier à la baisse est allé trop loin, affirmant que les prix des actions vont monter et non descendre. En effet, le DJIA, qui avait enfoncé le seuil des 7 750 points, est parvenu à réduire finalement ses pertes à 2,93 % ainsi que le Nasdaq qui a abandonné 2,77 % en clôture. En revanche, les Bourses européennes ont rechuté lourdement hier, au point d’atteindre leurs plus bas d’octobre 1998, dans un climat profondément dégradé par la faillite de WorldCom et un « profit warning » de l’assureur néerlandais Aegon. À Beyrouth, la demande de la livre s’est ralentie dans un contexte d’incertitude sur l’issue de la privatisation de la téléphonie mobile. En effet, l’offre du dollar s’est davantage contractée alors que sa demande restait limitée aux besoins commerciaux du marché. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 512,50 et 1 513 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la baisse de 3 740 actions A de Solidere de 4 1/2 à 4 1/4 $ et de 1 000 actions B de la même société de 4 1/2 à 4 3/8 $, dans un marché stable sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Le dollar a regagné un peu du terrain face aux autres grandes monnaies hier sur les marchés des changes internationaux, au terme d’une journée en dents de scie. C’est ainsi qu’en l’absence de nouvelles fraîches des deux côtés de l’Atlantique, à part un indicateur en provenance de la zone euro, les opérateurs ont dû suivre pas à pas les indices boursiers américains pour trouver une certaine direction. D’un côté, le billet vert a été poussé à la baisse par l’annonce de la faillite historique de WorldCom, croulant sous plus de 40 mds $ de dettes (voir par ailleurs). Mais d’un autre côté, il a été soutenu par le net repli de l’indice de confiance des investisseurs particuliers européens, calculé par UBS Warburg et Gallup, de 8 points en juin à 2 points en juillet, témoignant de leur pessimisme sur...