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Actualités - Chronologie

La course à la présidence palestinienne est ouverte

Des personnalités palestiniennes peu connues du grand public se sont d’ores et déjà mises sur la ligne de départ pour la course à la présidence contre Yasser Arafat, en dépit des incertitudes sur la tenue du scrutin annoncé pour janvier. M. Arafat, que les Américains veulent écarter, a annoncé mercredi à la télévision égyptienne qu’il serait candidat à sa propre succession. Le vieux dirigeant historique, 73 ans en août, a voulu respecter les formes, affirmant qu’il devait auparavant consulter les instances de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), mais l’intention n’a jamais été aussi claire. En face, trois personnalités, sans assise populaire apparente ou sans expérience politique, ont annoncé leurs candidatures pour la présidentielle qui doit coïncider avec des législatives annoncées pour la période allant du 10 au 20 janvier 2003. Elles n’ont en commun que d’être critiques à l’encontre de M. Arafat. En premier, un professeur d’université de Naplouse, Qassem Abdel Sattar, qui affirme avoir été persécuté à la fois par Israël et par les services de sécurité palestiniens, mais qui ne s’étend guère sur son programme politique. Interrogé sur ses soutiens, le candidat s’est contenté de dire que « le moment voulu, plusieurs factions palestiniennes se rangeraient derrière lui », sans préciser lesquelles. Mais si le premier candidat peut se prévaloir d’une certaine expérience politique sur le terrain, les deux autres, qui vivent en exil, ne sont connus que pour leurs écrits ou leurs prises de position sur la gestion de M. Arafat. Hossam Nizzal, un psychiatre originaire de Kalkiliya, en Cisjordanie, vit en France, d’où il n’a cessé de critiquer l’Autorité palestinienne. Il a défendu, dans une récente déclaration, l’idée d’une « nouvelle génération de dirigeants palestiniens et d’une nouvelle vision de paix ». M. Nizzal s’est fait l’avocat d’« un changement radical et démocratique et d’un règlement qui apporterait la paix aux peuples palestinien et israélien ». Il a affirmé avoir un programme détaillé pour cela, mais refusé de le dévoiler. Le troisième candidat, Omar Karsou, un homme d’affaires de 43 ans originaire de Naplouse, s’est déclaré aux États-Unis où il vit. Selon des sources palestiniennes et israéliennes, il aurait déjà rencontré le vice-président américain Dick Cheney. Il a récemment indiqué au quotidien israélien Haaretz représenter une frange importante d’hommes d’affaires palestiniens et reproché à Israël d’avoir « aidé le système dictatorial et corrompu (de M. Arafat) pour empêcher les islamistes d’accéder au pouvoir ».
Des personnalités palestiniennes peu connues du grand public se sont d’ores et déjà mises sur la ligne de départ pour la course à la présidence contre Yasser Arafat, en dépit des incertitudes sur la tenue du scrutin annoncé pour janvier. M. Arafat, que les Américains veulent écarter, a annoncé mercredi à la télévision égyptienne qu’il serait candidat à sa propre succession. Le vieux dirigeant historique, 73 ans en août, a voulu respecter les formes, affirmant qu’il devait auparavant consulter les instances de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), mais l’intention n’a jamais été aussi claire. En face, trois personnalités, sans assise populaire apparente ou sans expérience politique, ont annoncé leurs candidatures pour la présidentielle qui doit coïncider avec des législatives annoncées...