Ypsipyli, une version moderne d’un drame sauvé seulement sous formes de fragments du poète tragique antique Euripide, a été jouée en « première mondiale » vendredi soir au théâtre antique d’Épidaure (Péloponnèse), a-t-on appris auprès du ministère grec de la Culture. La pièce, qui porte le nom de son héroïne, une reine déchue de Limnos, ne figure pas dans le catalogue officiel des 18 œuvres sauvées d’Euripide (480-406 avant notre ère), seuls 450 vers ayant été retrouvés en 1906, selon son éditeur en grec moderne, le philologue Tassos Roussos. C’est ce dernier qui l’a fait revivre, en intégrant les fragments à une œuvre de 1 700 vers que l’« Amphi-théâtre » de Spyros Évangélatos, un metteur en scène connu en Grèce, a décidé de monter, pour la première fois depuis l’an 408 avant notre ère, selon le site officiel du ministère. Faisant partie selon M. Évangélatos des « drames ironiques » d’Euripide, la pièce retrace l’histoire d’Ypsipyli – ex-épouse du roi Jason, avec lequel elle a eu deux fils – alors qu’elle était en esclavage à la cour du roi de Némée, Lycourgos, à la suite d’une série de péripéties. Elle y causera, par accident, la mort du prince, un nourrisson, mais sera sauvée du courroux de Lycourgos par l’intervention de ses deux fils et Dionysos, le dieu du vin et des fêtes. Se défendant de toute improvisation, M. Roussos a expliqué à la presse grecque avoir tenté de rester au plus près du texte original en s’inspirant des « résumés » de la pièce retrouvés chez des commentateurs antiques, de l’analyse de l’œuvre faite dans les années soixante par un helléniste britannique, et de sa connaissance d’Euripide. Le fait que les fragments retrouvés, issus des divers actes, permettent de reconstituer le fil de l’action, l’ont aidé dans sa tâche, a-t-il souligné. La pièce, dont le rôle-titre est tenu par Lyda Tasopoulos, devait être représentée vendredi puis de nouveau aujourd’hui samedi dans le cadre du festival annuel d’Épidaure de drame antique.
Ypsipyli, une version moderne d’un drame sauvé seulement sous formes de fragments du poète tragique antique Euripide, a été jouée en « première mondiale » vendredi soir au théâtre antique d’Épidaure (Péloponnèse), a-t-on appris auprès du ministère grec de la Culture. La pièce, qui porte le nom de son héroïne, une reine déchue de Limnos, ne figure pas dans le catalogue officiel des 18 œuvres sauvées d’Euripide (480-406 avant notre ère), seuls 450 vers ayant été retrouvés en 1906, selon son éditeur en grec moderne, le philologue Tassos Roussos. C’est ce dernier qui l’a fait revivre, en intégrant les fragments à une œuvre de 1 700 vers que l’« Amphi-théâtre » de Spyros Évangélatos, un metteur en scène connu en Grèce, a décidé de monter, pour la première fois depuis l’an 408 avant notre...
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