L’euro s’est repris face au dollar hier sur les marchés des changes inter-nationaux, repassant légèrement au-dessus du seuil de 0,99 $, tentant vainement une nouvelle fois d’atteindre la parité avec le billet vert. Pourtant, la monnaie unique européenne s’était repliée dans la matinée jusqu’à 0,9850 $, après la publication d’indicateurs allemands montrant un essoufflement de la première économie de la zone euro. Par la suite, elle a trouvé appui dans la morosité de Wall Street après l’ouverture d’une enquête par la SEC concernant les pratiques comptables du groupe pharmaceutique américain Bristol-Myers Squibb, accusé de gonfler son chiffre d’affaires d’un milliard de dollars en 2001. De plus, l’abstention de la Banque du Japon à intervenir pour freiner l’appréciation de sa monnaie, alors qu’il est question que le dollar puisse redescendre jusqu’au seuil de 115 yens, a constitué un autre facteur déprimant pour le billet vert. Celui-ci a souffert aussi des craintes d’un ralentissement de l’économie américaine après la hausse du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 16000 personnes la semaine dernière, témoignant de l’ampleur des suppressions d’emplois non agricoles. Mais il n’en demeure pas moins que les opérateurs ont gardé un œil très attentif sur l’évolution des marchés boursiers américains qui, après être tombés à leur plus bas niveau depuis cinq ans hier, se sont repris en fin de journée sur des rachats du découvert. Ce phénomène a donc permis au dollar de réduire ses pertes, se négociant à New York à 0,9895 pour un euro contre 0,9885 la veille, à 1,5555 pour un sterling contre 1,5475, à 1,4825 FS contre 1,4875 et à 116,90 yens contre 117,65. En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières étaient sur la défensive et se montraient très volatils hier, alternant entre ventes béné-ficiaires et achats de couverture. Wall Street a, en effet, réduit sa baisse à 0,14% en clôture alors que Nasdaq reprenait finalement 2,11%. À cela auraient contribué quelques nouvelles rassurantes en provenance de ceraines sociétés, dont la révision en hausse des bénéfices de Wal-Mart et de Kodak pour le 2e trimestre ainsi que du chiffre d’affaires de Yahoo pour le 3e trimestre. Pourtant, les investisseurs restent inquiets alors que les scandales financiers continuent de faire surface, préférant rester en retrait du marché. De l’autre côté de l’Atlantique, les marchés boursiers ont lourdement chuté, atteignant de nouveaux plus bas pour les neuf mois écoulés dans la zone euro et en cinq ans à Londres. Ce mouvement s’expliquait hier par les nouveaux reculs d’ouverture à New York et le profond pessimisme affiché par les investisseurs alors que débute la période de publication des résultats trimestriels des sociétés. À Beyrouth, la livre est restée toujours recherchée face au dollar dont la tendance continuait à être gouvernée par l’action de la BDL. Celle-ci, qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1501 et 1514 LL, est parvenue donc à le fixer au même taux moyen indicatif de 1507,50 LL tout en le faisant négocier entre 1513 et 1513,50 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la hausse de 144 actions C de la Byblos Bank de 1 4/32 à 1 8/32 $, alors que 15500 actions A de Solidere et 10000 actions de Holcim-Liban se maintenaient à 4 3/8 $ et 19/32 $ respectivement. Élie Kahwagi
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