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Non-lieu général dans l’affaire du sang contaminé

La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a décidé jeudi d’un non-lieu général dans le volet non ministériel de l’affaire du sang contaminé, provoquant stupeur et colère chez les familles des victimes. La chambre de l’instruction « dit n’avoir lieu à poursuite contre quiconque », a-t-on appris auprès des avocats, qui ont précisé que les motivations de l’arrêt n’avaient pas été rendues publiques dans l’immédiat. Des familles de victimes, qui s’étaient portées parties civiles, ont laissé exploser leur colère à l’annonce de cette décision. « On est écœuré, on a une justice que nous vomissons », a déclaré un couple, dont la fille, transfusée, est morte du sida. Un peu plus loin, une femme a dit sa « honte de la justice française ». « Il n’y a pas de justice en France, il y a de la justice pour les voleurs de bicyclette, pour les petits voyous, mais tout ce qui est cabinet ministériel, c’est de l’amnistie », a souligné une autre. L’arrêt de la chambre de l’instruction pourrait mettre un terme définitif aux poursuites ouvertes en 1991 et qui concernent des faits remontant à 1985. Le parquet général, qui demandait un renvoi des trente prévenus en correctionnelle, a cependant la possibilité de déposer un pourvoi en cassation contre le non-lieu général.
La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a décidé jeudi d’un non-lieu général dans le volet non ministériel de l’affaire du sang contaminé, provoquant stupeur et colère chez les familles des victimes. La chambre de l’instruction « dit n’avoir lieu à poursuite contre quiconque », a-t-on appris auprès des avocats, qui ont précisé que les motivations de l’arrêt n’avaient pas été rendues publiques dans l’immédiat. Des familles de victimes, qui s’étaient portées parties civiles, ont laissé exploser leur colère à l’annonce de cette décision. « On est écœuré, on a une justice que nous vomissons », a déclaré un couple, dont la fille, transfusée, est morte du sida. Un peu plus loin, une femme a dit sa « honte de la justice française ». « Il n’y a pas de justice en France,...