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Des déceptions, des confirmations, des révélations

Des étoiles qui pâlissent, d’autres qui brillent plus que jamais au firmament ou dont l’éclat commence à illuminer le football international : le Mondial 2002 a été, au choix, celui de la déception, de la confirmation ou de la révélation pour les joueurs qui y ont pris part. Cette 17e édition a été celle des surprises. Deux des favoris, la France et l’Argentine, ont été éliminés au premier tour, alors que leurs joueurs étaient ceux dont on attendait le plus. Côté français, la plus grosse déception vient de Zinedine Zidane. Mais elle n’est pas de son fait : blessé à la cuisse gauche, il n’a disputé que le dernier match contre le Danemark, sur une jambe ou presque et alors qu’il était déjà trop tard. Ses partenaires, eux, parmi lesquels les meilleurs buteurs des championnats anglais et italien, Thierry Henry (Arsenal) et David Trezeguet (Juventus), ont constamment semblé à court physiquement, épuisés par une saison exténuante. Figo sombre Côté argentin, la faillite a également été totale. L’attaquant Gabriel Batistuta, après un an d’absence en sélection, a été aussi discret avec les Albiceleste qu’avec l’AS Rome cette saison, et sa carrière fabuleuse semble toucher à sa fin. Le duel à distance avec son concurrent en attaque, Hernan Crespo, s’est achevé sur un triste match nul : un but chacun, et retour à la maison. De même, Juan Sebastian Veron, pilier d’une sélection si à l’aise lors de ses qualifications, n’a fait que pâle figure, tout comme à Manchester United cette année. Mais, en plus de la faillite individuelle, côté français comme argentin, l’élimination peut aussi être expliquée par l’obstination tactique des sélectionneurs, Roger Lemerre et Marcelo Bielsa. Au sein de formations moins en vue, d’autres ont vécu un Mondial catastrophique. Luis Figo, sur la lancée d’une saison décevante avec le Real Madrid, et Rui Costa, ont sombré avec une sélection portugaise qui a encore perdu ses nerfs, comme à l’Euro 2000, et vu Joao Pinto suspendu sine die pour un mauvais geste envers un arbitre. De même, l’excellent parcours de la Turquie, demi-finaliste face au Brésil (0-1), ne doit pas grand-chose à Hakan Sukur, qui, amoindri par une blessure, n’a pu inscrire qu’un seul but en sept matchs. En revanche, les Anglais David Beckham, lui aussi blessé, et Michael Owen, à court de forme, ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Kahn solide En revanche, nombre d’autres joueurs ont été fidèles au rendez-vous. À commencer par les Espagnols, éliminés aux tirs au but par la Corée du Sud en quarts de finale. Raul (3 buts) a réalisé un bon Mondial, même si une blessure l’a privé du quart. Idem pour Fernando Hierro et Luis Enrique, qui, à 30 ans passés, ont tiré leur révérence sur la scène internationale. Le gardien de but Iker Casillas, lui, a été l’auteur d’un superbe tournoi, mais à 21 ans, il est plutôt à ranger dans la catégorie des révélations, même si son éclosion a commencé tôt avec le Real Madrid. Un autre gardien, l’Allemand Oliver Kahn, a encore démontré qu’il était l’un des meilleurs au monde, voire le meilleur, même si son rival, Fabien Barthez, n’a pas spécialement démérité durant la calamiteuse campagne française. Grâce à ses parades rageuses et son sens incontesté du placement, Kahn a été l’une des pièces maîtresses de l’accession des siens à la finale. Enfin, du côté du champion, le Brésil, les vedettes or et vert ont été à la hauteur des espoirs que tout un peuple plaçait en elles. Rivaldo, malgré une pitoyable simulation contre la Turquie au premier tour, a confirmé tout son talent en marquant cinq buts avant la finale. Et que dire du « phénomène » Ronaldo, meilleur buteur de la compétition (8), et dont on ne sait pas s’il faut le classer au rayon confirmations ou révélations, tant il a évolué à travers ces quatre dernières années et deux blessures au genou droit. Étoile filante Pour finir, dans ce Mondial à rebondissements, les éclosions ont été nombreuses. Les six plus marquantes sont celles du Sénégalais el-Hadji Diouf, des Allemands Miroslav Klose et Michael Ballack, même privé de finale pour ce dernier, des Turcs Yildiray Basturk et Hakan Sas et du Coréen Ahn Jung-hwan. Diouf n’a inscrit aucun but avant l’élimination en quarts par la Turquie, mais a facilité la tâche de ses coéquipiers en attirant à lui les défenseurs adverses. Klose en a inscrit cinq et a occupé la deuxième place du classement des réalisateurs à égalité avec Rivaldo, tandis que Basturk, grâce à ses facilités techniques, s’est affirmé comme la relève du football turc. D’autres peuvent également être cités, comme le Danois Jon Dahl Tomasson, auteur de quatre buts avant que sa sélection soit éliminée en huitièmes par l’Angleterre, ou l’excellent gardien turc Rustu. Mais après un Mondial durant lequel leurs yeux se sont remplis de lumière, ces étoiles naissantes doivent cependant garder en tête l’exemple de l’étoile filante Salvatore « Toto » Schillaci, meilleur buteur du Mondial 90 retombé ensuite dans l’anonymat.
Des étoiles qui pâlissent, d’autres qui brillent plus que jamais au firmament ou dont l’éclat commence à illuminer le football international : le Mondial 2002 a été, au choix, celui de la déception, de la confirmation ou de la révélation pour les joueurs qui y ont pris part. Cette 17e édition a été celle des surprises. Deux des favoris, la France et l’Argentine, ont été éliminés au premier tour, alors que leurs joueurs étaient ceux dont on attendait le plus. Côté français, la plus grosse déception vient de Zinedine Zidane. Mais elle n’est pas de son fait : blessé à la cuisse gauche, il n’a disputé que le dernier match contre le Danemark, sur une jambe ou presque et alors qu’il était déjà trop tard. Ses partenaires, eux, parmi lesquels les meilleurs buteurs des championnats anglais et italien,...