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Actualités - Chronologie

Deux ONG accusent Israël d’infractions graves au droit humanitaire

Israël s’est rendu coupable, lors de son opération militaire d’avril à Naplouse, d’« infractions graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme », indiquait hier un rapport de deux ONG après une mission d’enquête sur place. « D’après le statut de la Cour pénale internationale, ces infractions sont qualifiables de crimes de guerre », souligne le rapport de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et de Médecins du monde (MDM), qui préconise la « mise en place d’une force internationale de protection ». Ce constat a été établi après une mission d’enquête dans l’agglomération de Naplouse, depuis l’opération Mur de protection menée du 3 au 22 avril. Cette mission, composée d’un médecin et de deux juristes, s’est rendue sur place du 28 avril au 5 mai, et constitue « la première enquête d’ONG internationales », souligne le rapport. « La mission a notamment pu constater de nombreuses violations de la IVe Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, ratifiée par Israël : entraves à l’accès aux soins ; mauvais traitements infligés à des blessés ; atteintes à la vie et à l’intégrité corporelle des personnes protégées (délibérées ou conséquence d’un usage indiscriminé et disproportionné de la force) ; atteintes à la dignité des personnes, traitements humiliants et dégradants ; utilisation de boucliers humains », souligne le rapport. « La mission, poursuit le texte, a également relevé que l’armée israélienne a procédé à Naplouse à des arrestations massives et arbitraires. Les conditions de détention et le traitement des détenus sont apparus bien en deçà des règles du droit international humanitaire et des dispositions de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». L’opération israélienne, qui a duré 19 jours, a fait 89 morts, 289 blessés et des centaines de personnes interpellées, précise le rapport citant la mairie de Naplouse, ville autonome depuis 1995. De plus, « la destruction de biens mobiliers et immobiliers ainsi que d’autres actes perpétrés par l’armée israélienne équivalent à des peines collectives, proscrites par le droit international humanitaire ». La FIDH et MDM « considèrent que la responsabilité internationale de l’État d’Israël est engagée du fait des violations du droit des conflits armés commises par les membres de ses forces armées à Naplouse et que l’État d’Israël devra réparer les conséquences de ses actes ». « Par ailleurs, certains faits, dont ceux constitutifs des crimes de guerre, sont des infractions pénales internationales dont les auteurs, coauteurs et complices doivent répondre individuellement », ajoute le rapport. Par ailleurs, un grand nombre d’organisations internationales, dont Care International, Oxfam et MDM, ont accusé Israël de bloquer l’acheminement d’aides humanitaires aux Palestiniens et de les empêcher d’accomplir leur mission.
Israël s’est rendu coupable, lors de son opération militaire d’avril à Naplouse, d’« infractions graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme », indiquait hier un rapport de deux ONG après une mission d’enquête sur place. « D’après le statut de la Cour pénale internationale, ces infractions sont qualifiables de crimes de guerre », souligne le rapport de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et de Médecins du monde (MDM), qui préconise la « mise en place d’une force internationale de protection ». Ce constat a été établi après une mission d’enquête dans l’agglomération de Naplouse, depuis l’opération Mur de protection menée du 3 au 22 avril. Cette mission, composée d’un médecin et de deux juristes, s’est rendue sur place du 28 avril...