- Une des journalistes arabes a prié M. Hariri de commenter le plan de sauvetage économique avancé la veille par l’émir al-Walid ben Talal. Mouvements divers dans la salle. Première réaction de M. Hariri : la question suivante s’il vous plaît. La salle applaudit. M. Hariri, réconforté parce qu’apparemment, il a interprété positivement la réaction, se contente de dire à son intelrocuteur que l’auditoire a donné la réponse. - Le Liban n’est pas l’Argentine. Le secteur bancaire est solide. Et, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, les banquiers sont indépendants et il n’y a aucun chevauchement entre les pouvoirs des hommes politiques et des banquiers. Se tournant vers Moustapha Reziane, PDG de la banque Méditerranée (dans lequel M. Hariri est l’un des principaux actionnaires), le Premier ministre le prend à témoin. - Un banquier allemand demande au Premier ministre de le rassurer sur le sort de son épargne en bons du Trésor libellée en LL. M. Hariri se prête volontiers à la question en écartant toute possibilité de dévaluation de la monnaie nationale. « La dévaluation n’est pas la solution à notre problème», a -t-il dit. - À un des participants, président d’une association de sociétés d’informatique, qui se plaignait du fait que les ministres Fouad Siniora et Bassel Fleyhane ne le reecevaient pas, faute de temps, M. Hariri a affirmé qu’il fallait qu’il tape à sa porte. - M. Hariri a reconnu non sans amertume que « l’économique est souvent exploité à des fins politiques ». Il n’en fallait pas plus à M. Siniora pour intervenir en déclamant un vers de Omar ben Abi Rabiha et parler d’un jeu de billard dangereux pour le pays. « On regarde là où il n’y a pas de problème pour faire diversion», a -t-il dit.
- Une des journalistes arabes a prié M. Hariri de commenter le plan de sauvetage économique avancé la veille par l’émir al-Walid ben Talal. Mouvements divers dans la salle. Première réaction de M. Hariri : la question suivante s’il vous plaît. La salle applaudit. M. Hariri, réconforté parce qu’apparemment, il a interprété positivement la réaction, se contente de dire à son intelrocuteur que l’auditoire a donné la réponse. - Le Liban n’est pas l’Argentine. Le secteur bancaire est solide. Et, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, les banquiers sont indépendants et il n’y a aucun chevauchement entre les pouvoirs des hommes politiques et des banquiers. Se tournant vers Moustapha Reziane, PDG de la banque Méditerranée (dans lequel M. Hariri est l’un des principaux actionnaires), le Premier...
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