L’euro était sous pression face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, pâtissant des révélations sur une tentative de manipulation de la comptabilité du groupe français Vivendi Universal (voir par ailleurs) et de la publication de mauvais indicateurs européens. À cet égard, les opérateurs ont accueilli avec circonspection l’annonce que l’indice de confiance économique dans la zone euro, qui mesure l’état d’esprit des principaux acteurs économiques, s’est replié de 0,3 point en juin à 96,6 points par rapport à mai. Il en est de même de la baisse de l’indice du climat des affaires dans la zone euro, qui mesure le sentiment de confiance des industriels, de 0,23 point à -0,43 point pendant la même période. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre de l’Insee que l’indice mesurant le moral des ménages français s’est tassé en juin en affichant -13 contre -12 en mai. La publication de ces indicateurs ainsi que la décision de l’agence d’évaluation financière américaine Moody’s d’abaisser la note de solidité financière de six grandes banques japonaises sont venues inciter les investisseurs à prendre leurs bénéfices sur l’euro et le yen. Ce phénomène n’a pas tardé à privilégier le dollar qui s’est négocié à New York sur un ton résistant à 0,9855 pour un euro contre 0,9905 la veille, à 1,5325 pour un sterling contre 1,5320, à 1,4875 FS contre 1,4840 et à 120,05 yens contre 119,90. Les Bourses emportées par la débâcle de Vivendi En Bourse, les marchés américains des actions ont continué à baisser hier, en proie à une nouvelle psychose en rapport avec les malversations chez Vivendi et l’éviction de son PDG Jean-Marie Messier. Ils se sont ressentis aussi de la publication d’une note sectorielle négative sur les équipementiers semi-conducteurs par Morgan Stanley et de la menace de trois grands fonds de retraite américains ayant des actifs dépassant 250 milliards de dollars de retirer leurs placements des firmes de Wall Street. L’annonce par Ford, deuxième constructeur automobile américain, d’un recul de 10,6 % de ses ventes, a également assombri le climat entourant la cote. Pourtant, la remontée d’IBM sur une note positive de UBS Warburg a contribué à amortir la chute du Dow Jones et du Nasdaq en clôture. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient lourdement chuté, emportées par la tourmente qui a balayé Vivendi qui s’est effondré de 25,52 % après que Moody’s l’eut déclassé au rang de « junk bond ». Il en est de même des banques engagées auprès de ce groupe qui accuse un endettement supérieur à 60 milliards d’euros. À Beyrouth, le dollar est demeuré légèrement survendu dans un marché toujours calme et gouverné par l’action de la BDL Le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL a donc servi à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL pendant qu’il se négociait toujours entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, le principal événement qui a marqué son évolution hier a été la cotation de 11 550 975 actions B de Solidere qui ont reculé de 4 1/2 à 4 1/8 $, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote avec le maintien de 20 750 actions A de la même société à 4 1/4 $, de 90 000 actions de Rymco à 1 24/32 $ et de 10 000 actions de Holcim-Liban à 19/32 $. Élie KAHWAGI
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