ÉTATS-UNIS Bush promet une tolérance zéro pour contrer la fraude comptable
le 01 juillet 2002 à 00h00
Le président américain George W. Bush s’est engagé samedi à poursuivre en justice les chefs d’entreprises impliqués dans des affaires de fraude comptable. Dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire, le président a également estimé que les chefs d’entreprises reconnus coupables de malversations ne devraient plus avoir le droit d’exercer à nouveau de telles fonctions. « Aucune violation de la confiance du public ne doit être tolérée », a-t-il affirmé. Plusieurs grosses entreprises américaines ont récemment fait faillite ou annoncé qu’elles devaient réviser leurs résultats financiers des dernières années après avoir manipulé leur comptabilité. Parmi elles, figurent Enron, Worldcom, Tyco ou Xerox. Cette succession de scandales financiers a provoqué une crise de confiance sur les marchés boursiers qui ont fortement reculé ces derniers mois. Le président a rappelé que, selon des propositions qu’il a déjà présentées en mars, les cadres dirigeants qui auraient profité personnellement des fraudes devraient rendre tout l’argent ainsi gagné. Les faillites et les malversations comptables ont aussi ruiné des investisseurs et des salariés dont les plans épargne-retraite étaient investis dans les entreprises concernées. George W. Bush a indiqué que les chefs d’entreprises seront tenus aux mêmes règles que leurs employés pour les périodes d’interdiction de vente d’actions de leur entreprise. Il avait annoncé le 1er février un projet de réforme des fonds de pension privés pour empêcher que les Américains cotisant à de tels fonds ne soient spoliés de leur retraite qui, aux États-Unis, est financée en grande partie par des placements privés. Dans l’affaire Enron, un groupe de courtage en énergie dont la faillite en décembre dernier est à ce jour la plus grosse de l’histoire américaine, les dirigeants avaient continué à vendre leurs actions de l’entreprise avant qu’elles ne s’effondrent en Bourse alors que les salariés n’avaient pas le droit de le faire.
Le président américain George W. Bush s’est engagé samedi à poursuivre en justice les chefs d’entreprises impliqués dans des affaires de fraude comptable. Dans son allocution radiodiffusée hebdomadaire, le président a également estimé que les chefs d’entreprises reconnus coupables de malversations ne devraient plus avoir le droit d’exercer à nouveau de telles fonctions. « Aucune violation de la confiance du public ne doit être tolérée », a-t-il affirmé. Plusieurs grosses entreprises américaines ont récemment fait faillite ou annoncé qu’elles devaient réviser leurs résultats financiers des dernières années après avoir manipulé leur comptabilité. Parmi elles, figurent Enron, Worldcom, Tyco ou Xerox. Cette succession de scandales financiers a provoqué une crise de confiance sur les marchés boursiers qui...
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