Le principal événement qui a marqué la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux a été l’intervention-surprise de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque centrale européenne (BCE) pour le compte de la Banque du Japon sous prétexte de freiner la forte appréciation du yen. Cette action, qui visait à prouver que le problème n’est pas la chute libre du dollar mais l’ascension du yen, n’a pas tardé à provoquer un coup de frein à la hausse de l’euro qui était à moins de 0,1 cent de la parité face au billet vert (à 0,9991 $). Cela d’autant que cette intervention faisait suite à des commentaires négatifs de George Soros sur le dollar qui pourrait, selon lui, perdre un tiers de sa valeur face à l’euro dans les prochaines années, ainsi qu’à des révélations citées dans le Wall Street Journal au sujet des pratiques comptables du géant américain d’imagerie Xerox (voir par ailleurs). En effet, cette intervention n’a pas eu l’effet escompté pour le yen, mais elle a aidé le dollar à résister face à l’euro qui se dirigeait vers la parité, avant de se heurter au seuil de 0,99 $. Il s’est ainsi finalement négocié à New York à 0,9910 pour un euro contre 0,9890 la veille, à 1,5315 pour un sterling contre 1,5295, à 1,4815 FS contre 1,4880 et à 119,60 yens contre 119,40. Bonne tenue des Bourses et résistance de Wall Street En Bourse, les marchés américains des actions se sont maintenus dans le vert jusqu’à la clôture hier, malgré les révélations de manipulations comptables par Xerox et la décision de la firme S & P d’abaisser les notes des cinq principales compagnies américaines d’aviation. Ils ont profité des habillages de portefeuilles et des indices économiques meilleurs que prévu aux États-Unis. À cet égard, les investisseurs ont été sensibilisés par la hausse de l’indice de confiance des consommateurs établi par l’université du Michigan de 90,8 pts en mai à 92,4 pts en juin, dans la mesure où les dépenses de consommation représentent les 2/3 de l’économie américaine. Ils ont été aussi rassurés par la détermination des autorités judiciaires et boursières aux États-Unis de faire preuve de la plus grande fermeté face aux mauvaises gouvernances des entreprises afin de mieux protéger les actionnaires et les investisseurs. C’est dans cette perspective et dans l’espoir d’une relance de la conjoncture que les principaux indices de Wall Street et du Nasdaq continuaient à faire preuve d’une grande résistance aux influences baissières. Pour ce qui est des Bourses européennes, elles ont toutes fini en nette hausse pour le deuxième jour consécutif à la suite de la bonne tenue de Wall Street. Elles ont été soutenues aussi par les valeurs de l’assurance, de la haute technologie et des télécoms. À Beyrouth, le dollar a achevé la semaine sur un ton toujours « vendeur ». Mais il a continué à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 513,50 LL sur le marché interbancaire, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la baisse de 300 actions B de Solidere de 4 5/8 à 4 1/2 $ et la hausse de 3 000 actions C de la Bemo Bank de 3 7/16 à 3 8/16 $ et de 6 682 actions de Rymco de 1 19/32 à 1 24/32 $, et ce dans un marché stationnaire sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
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