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TABAC Panique à cause d’une pub

Une campagne antitabac lancée en France par l’assurance maladie et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES, ex-CFES) a provoqué un début de panique chez de nombreux téléspectateurs. Un message écrit sur fond noir et lu à l’antenne a été diffusé avant les journaux télévisés du soir : « Avis aux consommateurs : des traces d’acide cyanhydrique, de mercure, d’acétone et d’ammoniac ont été décelées dans un produit de consommation courante. Pour en savoir plus, appelez gratuitement le 0800 404 404 ». Ce message de cinq secondes a été diffusé entre 20 heures et 23 heures, avant les journaux télévisés sur TF1, France 2, France 3, France 5, Canal Plus, M6 et TPS Star, a précisé à l’APM-Reuters Alexandre Picard coresponsable de la campagne antitabac à l’INPES. Le numéro vert, chargé de révéler par le biais d’une annonce enregistrée que le produit de consommation courante était en fait la cigarette, « a été submergé », c’est-à-dire que « le nombre d’appels a été supérieur à la capacité de traitement prévue de 100 000 par heure », a-t-il précisé, en notant que le décompte était en cours pour évaluer le nombre d’appels perdus. L’annonce enregistrée du numéro vert renvoyait également sur les lignes « tabac info services » et « drogues, alcool, tabac info service » ainsi que sur le nouveau site Internet « jeveuxlaverite.com ». Sur la ligne « tabac info services », « nous avons eu plusieurs appels plus intrigués que paniqués ». « Nous avons eu quelques réactions violentes demandant de quel droit on se permettait de faire peur aux personnes de la sorte. Mais, la plupart du temps, les réactions étaient positives ». Sur le site « jeveuxlaverite.com », plus de 10 000 internautes se sont connectés entre 20 heures et 5 heures du matin. Malgré les réactions négatives et les peurs suscitées par cette campagne, l’INPES entend la poursuivre comme prévu. Des messages ont commencé à être diffusés lundi à la radio et dans la presse écrite. « Le pari est audacieux. On veut alerter sur les dangers de la cigarette. Il est préférable de faire peur (à une certaine partie de la population) plutôt que d’avoir 60 000 décès annuels à cause du tabac », a souligné le responsable de l’INPES. La campagne se prolongera jusqu’au 7 juillet, avec notamment la diffusion de spots TV sur les réactions de fumeurs à l’annonce des substances contenues dans une cigarette. Cette campagne a coûté près de 3 millions d’euros (2,5 millions d’euros pour les spots TV de dimanche au 7 juillet, 300 000 euros pour les encarts dans la presse écrite et 180 000 euros pour les spots radio, a précisé Alexandre Picard.
Une campagne antitabac lancée en France par l’assurance maladie et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES, ex-CFES) a provoqué un début de panique chez de nombreux téléspectateurs. Un message écrit sur fond noir et lu à l’antenne a été diffusé avant les journaux télévisés du soir : « Avis aux consommateurs : des traces d’acide cyanhydrique, de mercure, d’acétone et d’ammoniac ont été décelées dans un produit de consommation courante. Pour en savoir plus, appelez gratuitement le 0800 404 404 ». Ce message de cinq secondes a été diffusé entre 20 heures et 23 heures, avant les journaux télévisés sur TF1, France 2, France 3, France 5, Canal Plus, M6 et TPS Star, a précisé à l’APM-Reuters Alexandre Picard coresponsable de la campagne antitabac à l’INPES. Le...