Les marchés des changes internationaux ont passagèrement mis le billet vert sous pression hier, permettant à l’euro à faire une incursion au-dessus du seuil de 0,98 $ pour la première fois depuis février 2000. Pourtant, des prises de bénéfices sont intervenues sur la monnaie unique après la reprise de Wall Street, lui faisant céder tout le terrain qu’elle avait gagné dans la matinée face au dollar. Mais il n’en demeure pas moins que les inquiétudes suscitées par l’aggravation des déficits des comptes courants américains et l’effritement de la consommation des ménages aux États-Unis continuaient de nourrir des sentiments négatifs vis-à-vis du billet vert. Cela d’autant que la détérioration de la situation au Brésil et ses répercussions sur l’économie américaine devaient privilégier les autres grandes devises sur le dollar. Cela étant et eu égard à la nouvelle intervention de la Banque du Japon dans la matinée pour freiner l’appréciation du yen face au dollar, celui-ci devait se négocier finalement à New York à 0,9712 pour un euro contre 0,9715 vendredi dernier, à 1,5015 pour un sterling contre 1,4995, à 1,51 FS contre 1,5110 et à 121,65 yens contre 121,40. Volatilité de Wall Street et tassement des Bourses européennes En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières sont revenus dans le vert hier sur une chasse aux bonnes affaires, après avoir évolué à des niveaux planchers jusqu’à la mi-journée. Ainsi, après que Wall Street et la Bourse électronique Nasdaq eurent passé sous leurs plus bas depuis les attentats du 11 septembre, elles n’ont pas tardé à inverser leur tendance initiale sur des rachats de découvert. Selon les professionnels, les opérateurs ont estimé devoir procéder à ce genre d’opérations après qu’un programme informatisé d’achats lié aux opérations de fin de trimestre se fut déclenché, prenant ceux d’entre eux en position courte par surprise. En effet, le Nasdaq est parvenu à clôturer en hausse de 1,31 % et au DJIA de 0,30 %, mais dans un marché très volatil. En revanche et avant ce retournement de tendance sur les places américaines, les Bourses européennes avaient terminé en baisse hier dans un climat d’affolement général. Les valeurs télécoms ont été les plus touchées, après le déclassement de la dette de France Télécom par Moody’s, ainsi que celles des sociétés exportatrices sur lesquelles pèse la reprise de l’euro. Les craintes diffuses de nouveaux attentats terroristes ont aussi pénalisé les compagnies d’assurances européennes, qui doivent déjà régler la grosse facture de la destruction du World Trade Center en septembre dernier. Sur le marché libanais des changes, le dollar était généralement offert en ce début de semaine mais dans de faibles quantités dépassant parfois le potentiel d’absorption de la demande locale en cette monnaie. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été déterminée par le recul de 14 975 actions B de Solidere de 4 5/8 à 4 1/2 $, 15 546 actions A de la même société et 1 000 actions C de la Byblos Bank s’étant maintenues à respectivement 4 1/4 $ et 1 1/4 $. Élie KAHWAGI
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