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Les standards de Philippe Auguste

Les initiateurs du chantier de Guédelon ont choisi un modèle de château capétien, inspiré par les standards du roi Philippe Auguste, à l’image du Louvre, dont les restes sont exposés dans les sous-sols du musée à Paris. L’hypothèse de départ se situe dans la première moitié du XIIIe siècle, alors que le roi de France, Louis IX, le futur Saint-Louis, petit-fils de Philippe Auguste, a 12 ans. Un seigneur de la moyenne aristocratie entreprend la construction d’une maison forte, avec une cour, des tours rondes qui flanquent les angles et la présence d’archères, c’est-à-dire des meurtrières de tirs. Les constructeurs se sont fondés sur des sources iconographiques (enluminures), écrites (textes), et archéologiques (outils, tessons de porterie), ainsi que sur des visites de ruines dans la région ou en Île-de-France pour avoir une « identité régionale ». Débuté en 1997, le chantier devrait durer vingt-cinq ans. Les premières années ont permis la construction des fondations : l’« escarpe », une plate-forme artificielle de 50 mètres sur 50 mètres, réhaussée par rapport aux fossés. Pour la campagne 2002, l’objectif est notamment de donner de la hauteur à une tour, celle des « logis », avec la mise en place du plancher. Le chantier est aussi l’occasion de travailler avec des chercheurs à travers un comité scientifique, où sont présents entre autres des universitaires de Lyon et La Rochelle. Cette « archéologie expérimentale » permet à ces derniers de mettre à l’épreuve des faits leurs théories. Elle bénéficie aussi au grand public car, selon le maître d’œuvre du chantier, Florian Renucci, « les recherches nourrissent la vulgarisation la plus juste qui soit ». « Ce qu’il faut bien préciser, ajoute-t-il, c’est que nous essayons d’approcher la réalité, même si ce n’est qu’une théorie ».
Les initiateurs du chantier de Guédelon ont choisi un modèle de château capétien, inspiré par les standards du roi Philippe Auguste, à l’image du Louvre, dont les restes sont exposés dans les sous-sols du musée à Paris. L’hypothèse de départ se situe dans la première moitié du XIIIe siècle, alors que le roi de France, Louis IX, le futur Saint-Louis, petit-fils de Philippe Auguste, a 12 ans. Un seigneur de la moyenne aristocratie entreprend la construction d’une maison forte, avec une cour, des tours rondes qui flanquent les angles et la présence d’archères, c’est-à-dire des meurtrières de tirs. Les constructeurs se sont fondés sur des sources iconographiques (enluminures), écrites (textes), et archéologiques (outils, tessons de porterie), ainsi que sur des visites de ruines dans la région ou en...