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Actualités - Chronologie

Pologne Une église pas comme les autres pour Jean-Paul II

Au sanctuaire de la Miséricorde divine de Cracovie, ancienne capitale royale de la Pologne, des pèlerins du monde entier observent avec attention les travaux de finition d’une église hors du commun que le pape Jean-Paul II consacrera le 17 août prochain. Derrière les bâtiments en brique rouge du sanctuaire de la Miséricorde divine de Lagiewniki dans la banlieue de Cracovie, les ouvriers mettent la dernière main à une nouvelle église pas comme les autres. « Cette église n’est vraiment pas comme les autres », explique sœur Elzbieta, une responsable du sanctuaire : par sa forme et ses plans qui portent la signature du pape puisqu’il les a approuvés après les avoir examinés en 1997. De forme ovale et située sur une petite colline verte, elle rappelle, avec ses murs étincelants au soleil, un grand vaisseau blanc en partance. De plus, explique la religieuse, une tour de 77 mètres de haut qui domine l’église symbolise un phare géant. « 77 mètres, car le pape qui avait approuvé ces plans était alors âgé de 77 ans », souligne-t-elle. « La tour a deux fonctions, poursuit sœur Elzbieta. Elle doit montrer à tout le monde l’emplacement du sanctuaire et offrir aux fidèles qui pourront y monter un panorama inédit de Cracovie. » « Le premier étage de l’église doit être prêt pour l’arrivée du pape le 17 août. C’est lui qui consacrera la nouvelle église en présence d’environ 12 000 fidèles », ajoute-t-elle. Le souverain pontife, en dépit de sa maladie qui l’a considérablement affaibli ces dernières semaines, entend bien se rendre en Pologne du 16 au 19 août pour y rencontrer une nouvelle fois ses compatriotes. « Normalement, nous accueillons environ un million de visiteurs par an, qui viennent se recueillir sur la tombe de sainte Faustine (1905-1938), la patronne des lieux, et devant l’image du Christ miséricordieux. Mais cette année, avec la visite du pape, ils seront beaucoup plus nombreux », explique encore la religieuse. Certains, comme le père Eugene Nee et ses vingt paroissiens de Coventry en Grande-Bretagne, ont préféré éviter les foules et se rendre au sanctuaire avant la visite du pape. « Sainte Faustine est aussi importante pour l’Église que sainte Bernadette ou sainte Thérèse de Lisieux », explique-t-il. Il connaît par cœur la vie de cette petite religieuse polonaise (1905-1938) et « le message de la miséricorde divine que Jésus lui a demandé de transmettre au monde ». Avant de venir, il a aussi lu le journal intime où elle a retranscrit d’une écriture simple ses rencontres avec le Seigneur. Mais le père Eugene est aussi venu dans le sanctuaire de Lagiewniki pour rendre hommage à Jean-Paul II, son « père spirituel ». Jean-Paul II y avait déjà célébré une messe en 1997. Mais ce que le père Eugene Nee ne sait peut-être pas, c’est que le jeune Karol Wojtyla venait souvent prier au sanctuaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Il travaillait alors comme ouvrier dans une usine toute proche. « Le culte et le message de sainte Faustine se propage à travers le monde et les pèlerins sont de plus en plus nombreux à venir ici, surtout depuis sa canonisation le 30 avril 2000 par Jean-Paul II. Parmi eux, il y a de plus en plus d’étrangers », poursuit la sœur Elzbieta. La nouvelle église leur sera bien utile. Après l’achèvement des travaux qui coûteront environ 30 millions de zlotys (7,9 millions de dollars), elle pourra accueillir environ 7 000 personnes assises. Au premier niveau, cinq chapelles seront mises à la disposition des fidèles du monde entier qui pourront y célébrer des messes dans leurs langues nationales. Le père Eugene Nee a déjà promis d’y revenir avec ses fidèles dès l’an prochain.
Au sanctuaire de la Miséricorde divine de Cracovie, ancienne capitale royale de la Pologne, des pèlerins du monde entier observent avec attention les travaux de finition d’une église hors du commun que le pape Jean-Paul II consacrera le 17 août prochain. Derrière les bâtiments en brique rouge du sanctuaire de la Miséricorde divine de Lagiewniki dans la banlieue de Cracovie, les ouvriers mettent la dernière main à une nouvelle église pas comme les autres. « Cette église n’est vraiment pas comme les autres », explique sœur Elzbieta, une responsable du sanctuaire : par sa forme et ses plans qui portent la signature du pape puisqu’il les a approuvés après les avoir examinés en 1997. De forme ovale et située sur une petite colline verte, elle rappelle, avec ses murs étincelants au soleil, un grand vaisseau blanc en...