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Formule 1 Le GP d’Europe au rythme du... Mondial

Même la Formule 1 ne peut pas échapper à la fièvre du Mondial de football : la discipline reine du sport automobile va ainsi vivre au rythme du plus grand « évènement sportif planétaire » lors du Grand Prix d’Europe, cette fin de semaine au Nurburgring. Aucun autre rendez-vous sportif, pas même les Jeux olympiques, n’avait réussi à chambouler à ce point les habitudes de la F1. Outre la décision d’avancer les qualifications de quarante-cinq minutes, samedi, pour ne pas être en concurrence avec le quart de finale Sénégal-Turquie, de leur côté les équipes ont dû modifier leur programme de travail aujourd’hui pour cause de Mondial. Et notamment chez Ferrari. Si l’Italie a été éliminée, deux rencontres mobilisent en effet l’intérêt de certains membres de la Scuderia aujourd’hui, et pas des moindres... À commencer par Angleterre-Brésil, le matin. Avant les essais, pilotes et ingénieurs se réunissent pour un briefing technique afin de préparer au mieux les deux heures de tests. Ce briefing sera légèrement retardé, Rubens Barrichello, le Brésilien, et Ross Brawn, le Britannique directeur technique, tenant absolument à ne pas manquer une miette de cette « finale avant la lettre ». Michael Schumacher, l’Allemand, n’est pas en reste. S’il n’a pas le pouvoir, en dépit de ses quatre titres mondiaux – et bientôt d’un cinquième –, de faire avancer l’heure de la seconde séance d’essais aujourd’hui (14h à 15h heures de Beyrouth), il a obtenu de décaler le briefing technique de la Scuderia qui suit chaque séance. « Grâce à la télémétrie » Passionné de football, et joueur dès qu’il le peut, Michael Schumacher est un supporteur inconditionnel de l’équipe d’Allemagne qui jouera sa place en demi-finale face aux États-Unis à la même heure (coup d’envoi à 14h30 heure de Beyrouth). Schumacher ne veut pas rater le choc. Dès qu’il s’extirpera du cockpit de sa F 2002, à la fin de la seconde séance d’essais, le pilote se précipitera vers son motor-home, s’installera devant le poste de télévision. En espérant voir la Mannschaft poursuivre sa route vers un quatrième titre. « Je préfèrerais regarder le match en entier », déclarait Michael Schumacher en allemand. Avant de s’excuser d’avoir utilisé sa langue maternelle. Et de poursuivre en anglais : « Mais le plus important, c’est bien la fin. Pour le début du match, nous pourrons être tenus au courant des résultats au volant, grâce à la télémétrie ». Si son cœur bat pour l’Allemagne, le quadruple champion du monde hésitait néanmoins à faire le moindre pronostic. Même si, au fond de lui, il croit à la victoire de la Mannschaft. « À mon avis, il y a eu tellement de surprises depuis le début de ce Mondial qu’il est difficile de prévoir ce qui peut arriver », déclarait-il. En pur connaisseur, Michael Schumacher aura également assisté le matin à Angleterre-Brésil. « Je me tiendrai entre Rubens (Barrichello) et Ross (Brawn). Et je verrai comment cela se passera entre les deux », plaisantait l’Allemand. Nul doute que le travail sera quelque peu perturbé dans toutes les équipes aujourd’hui. Chez McLaren-Mercedes, comme chez Williams-BMW, personne n’échappera en effet à la fièvre du ballon rond...
Même la Formule 1 ne peut pas échapper à la fièvre du Mondial de football : la discipline reine du sport automobile va ainsi vivre au rythme du plus grand « évènement sportif planétaire » lors du Grand Prix d’Europe, cette fin de semaine au Nurburgring. Aucun autre rendez-vous sportif, pas même les Jeux olympiques, n’avait réussi à chambouler à ce point les habitudes de la F1. Outre la décision d’avancer les qualifications de quarante-cinq minutes, samedi, pour ne pas être en concurrence avec le quart de finale Sénégal-Turquie, de leur côté les équipes ont dû modifier leur programme de travail aujourd’hui pour cause de Mondial. Et notamment chez Ferrari. Si l’Italie a été éliminée, deux rencontres mobilisent en effet l’intérêt de certains membres de la Scuderia aujourd’hui, et pas des moindres......