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Mondial 2002 Trois champions pour deux places

Un nouveau champion du monde au moins restera encore sur le carreau, aujourd’hui, après les deux premiers quarts de finale du Mondial 2002 de football qui mettent aux prises l’Angleterre et le Brésil, dans un remake attendu de 1970, alors que l’Allemagne se sent pousser des ambitions avant son match contre la surprenante équipe américaine. Même si les traditionalistes, à l’image du dieu Pelé, considèrent le choc de Shizuoka comme une finale avant la lettre, nostalgie oblige, c’est faire peu de cas des révélations de ce tournoi, le Sénégal et la Turquie d’une part et la Corée du Sud qui poursuivra son périple latin avec l’Espagne, autant de formations qui ne se sont pas fixé de limites. Attaque-défense Brésil-Angleterre s’annonce un peu comme un classique attaque-défense, un jeu pratiqué habituellement dans les cours de récréation du monde entier. On doutait en effet de la solidité d’une défense anglaise, notamment dans un axe central un peu lourd. Or les sujets de sa gracieuse majesté n’ont encaissé qu’un seul but en quatre rencontres, ce qui fait d’eux la meilleure défense du tournoi. « Il faut un milieu de terrain agressif pour défendre haut et éviter de trop reculer », souligne Sven-Goran Ericksson, nullement préoccupé par le fait que son équipe n’assure pas le spectacle et abandonne même la possession du ballon à son adversaire (37 % de possession en moyenne). Après le grand brassage réalisé depuis plusieurs mois, on pouvait se demander si Luiz Felipe Scolari réussirait finalement à faire l’osmose entre les talentueuses individualités de sa ligne d’attaque. À l’arrivée, le Brésil a marqué 13 buts, meilleur attaque du tournoi, Ronaldo s’est lancé comme défi de marquer un but par match et Rivaldo a retrouvé comme par magie toute sa souplesse et sa vista, loin de la pression catalane. « Ce sera un match à jouer avec le cœur à la pointe des chaussures », annonce le surdoué du Barça qui rêve de rejoindre Pelé dans la légende en réussissant un geste mythique, comparable à l’enchaînement tête Pelé-arrêt Gordon Banks qui reste une image de référence dans l’histoire du football. Et qu’importe si Ericksson fait bondir le baron Pierre de Courbertin en affirmant que « produire du beau jeu est respectable et souhaitable, mais que l’important est de gagner ». Les Brésiliens sont trop amoureux de beau football pour se contenter d’une victoire à la petite semelle. Sur la route de 2006 Loin de la fièvre de cette rencontre, l’Allemagne poursuit son petit bonhomme de chemin, ce qui n’est déjà pas si mal pour une formation officiellement en pleine reconstruction dans la perspective de « son » Mondial en 2006. En bon « renard des surfaces », Rudi Voeller a su faire d’abord faire l’unité au sein d’un groupe qui vit en parfaite harmonie, ce qui n’a pas toujours été le cas. Paradoxalement, cette équipe qui gagne semble puiser des forces dans les critiques portant sur son style de jeu peu spectaculaire. « Cela me motive encore plus », explique le capitaine Oliver Kahn, guerrier exemplaire qui voit revenir avec satisfaction les trois éléments défensifs, dont Carsten Ramelow, suspendus contre le Paraguay. À l’occasion, Voeller retrouvera sur sa route un certain Landon Donovan, le grand espoir du football américain qu’il avait fait signer au Bayer Leverkusen et qui a été prêté depuis à San José. Les troupes de Bruce Arena ne se posent pas pour autant des questions métaphysiques. « C’est déjà extraordinaire d’être à ce niveau. Tout ce qui vient est du bonus. On sait que l’on ne nous demande pas de gagner la Coupe du monde », explique Arena largement satisfait d’avoir remporté la première victoire des États-Unis dans un match de phase finale de la Coupe du monde après avoir annihilé le système mexicain. Contre l’Allemagne, l’homme à neutraliser sera Michael Ballack, une tâche qui s’annonce délicate.
Un nouveau champion du monde au moins restera encore sur le carreau, aujourd’hui, après les deux premiers quarts de finale du Mondial 2002 de football qui mettent aux prises l’Angleterre et le Brésil, dans un remake attendu de 1970, alors que l’Allemagne se sent pousser des ambitions avant son match contre la surprenante équipe américaine. Même si les traditionalistes, à l’image du dieu Pelé, considèrent le choc de Shizuoka comme une finale avant la lettre, nostalgie oblige, c’est faire peu de cas des révélations de ce tournoi, le Sénégal et la Turquie d’une part et la Corée du Sud qui poursuivra son périple latin avec l’Espagne, autant de formations qui ne se sont pas fixé de limites. Attaque-défense Brésil-Angleterre s’annonce un peu comme un classique attaque-défense, un jeu pratiqué habituellement...