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GÉNÉTIQUE La longévité, une affaire de famille

Les frères et sœurs de centenaires ont une chance accrue de passer le cap du siècle de vie, selon une étude américaine montrant que la longévité est souvent un trait familial, un constat qui renforce la thèse de l’existence de gènes favorisant le grand âge. Le frère d’un centenaire a 17 fois plus de chances d’atteindre l’âge de 100 ans que la moyenne américaine, selon des données collectées auprès de 444 familles dont au moins un membre est centenaire, selon l’étude parue hier mardi dans les Comptes rendus de l’académie nationale des sciences (PNAS). La sœur d’un centenaire a pour sa part au moins huit fois plus de chances d’atteindre cet âge et elle a 50 % de chances d’aller au-delà de la durée de vie moyenne des Américaines. Un frère de centenaire – une fois passé le cap de l’adolescence et du début de l’âge adulte – a lui aussi moitié plus de chances de dépasser la durée de vie moyenne, selon les auteurs Thomas Perls, directeur du New England Centenarian Study à Boston, et John Wilmoth, de l’Université de Californie à Berkeley. En 2001, le Dr Perls et ses collègues avaient annoncé l’identification d’une partie de la séquence génétique constituant le chromosome 4 qui « suggère fortement » une prédisposition génétique à une longévité exceptionnelle. D’autres études suggèrent déjà que les personnes qui ont une longévité exceptionnelle peuvent transmettre à leurs enfants une bonne protection contre les principales maladies associées au vieillissement. « Ces résultats marquants montrent que les centenaires et leur famille constituent un groupe spécial qui paraît plus résistant aux maladies ou qui survit mieux aux maladies au cours de la vie », a estimé Evan Hadley, directeur adjoint du National Institute on Aging (NIA), chargé du département de gérontologie « Cet avantage est probablement dû à des facteurs génétiques et environnementaux mais le rôle de chacun de ces facteurs n’est pas encore clair », a ajouté le Dr Hadley qui appelle de ses vœux une poursuite de l’étude pour le déterminer. Le NIA, qui dépend des Instituts nationaux de la santé (NIH), a financé l’étude.
Les frères et sœurs de centenaires ont une chance accrue de passer le cap du siècle de vie, selon une étude américaine montrant que la longévité est souvent un trait familial, un constat qui renforce la thèse de l’existence de gènes favorisant le grand âge. Le frère d’un centenaire a 17 fois plus de chances d’atteindre l’âge de 100 ans que la moyenne américaine, selon des données collectées auprès de 444 familles dont au moins un membre est centenaire, selon l’étude parue hier mardi dans les Comptes rendus de l’académie nationale des sciences (PNAS). La sœur d’un centenaire a pour sa part au moins huit fois plus de chances d’atteindre cet âge et elle a 50 % de chances d’aller au-delà de la durée de vie moyenne des Américaines. Un frère de centenaire – une fois passé le cap de l’adolescence...