C’est en proie à une bien douloureuse émotion que je viens adresser un dernier adieu au général Émile Boustany, à celui qui guida les premiers pas de la promotion 1943-1945 de l’École militaire de Homs au temps du mandat français. C’est une belle figure du terroir libanais qui disparaît. Le destin n’a pas voulu que l’homme qui vient de nous quitter achève dans le calme du soir la tâche accomplie, une carrière dont il avait franchi toutes les étapes par un travail opiniâtre et une belle conscience à toute épreuve ; il s’en va dans la plénitude entière plus jeune que jamais avec ses 92 ans qu’il portait allègrement. C’est avec une douloureuse émotion que je lui rends publiquement cet hommage mérité ; comme chef, il fut toujours à la hauteur de ses responsabilités ; ses subordonnés, tous ses subordonnés, surent toujours apprécier son sens de la discipline, sa compétence dans toutes les armes, sa vaste culture, son sens de l’humain et de la justice, surtout sa forte personnalité. Ce sont ces qualités qui imposèrent son choix au président Charles Hélou, comme commandant en chef de l’armée. Doué d’une puissance de travail remarquable, passionnément épris de sa mission, il était pour ses subordonnés un exemple vivant et précieux. Il avait adopté cette pensée du maréchal Foch, qu’il faisait partager à tous les officiers : « Commander est l’art de faire de son but personnel un idéal pour les autres. » Toutefois, l’Accord du Caire donna l’occasion aux mauvaises langues de s’acharner sur lui sans réussir à ternir sa mémoire. On lui attribua une ambition déréglée, mais jamis justifiée, en signant cet accord sur ordre clair et net du président Charles Hélou, et alors que tous les autres membres de la délégation s’étaient fait porter « absents… » C’est avec émotion que je lui rends publiquement et tête haute un hommage mérité au nom de toutes les promotions de l’armée libanaise. Brigadier François GÉNADRY (Ancien commandant de l’École militaire et ancien ministre)
C’est en proie à une bien douloureuse émotion que je viens adresser un dernier adieu au général Émile Boustany, à celui qui guida les premiers pas de la promotion 1943-1945 de l’École militaire de Homs au temps du mandat français. C’est une belle figure du terroir libanais qui disparaît. Le destin n’a pas voulu que l’homme qui vient de nous quitter achève dans le calme du soir la tâche accomplie, une carrière dont il avait franchi toutes les étapes par un travail opiniâtre et une belle conscience à toute épreuve ; il s’en va dans la plénitude entière plus jeune que jamais avec ses 92 ans qu’il portait allègrement. C’est avec une douloureuse émotion que je lui rends publiquement cet hommage mérité ; comme chef, il fut toujours à la hauteur de ses responsabilités ; ses subordonnés, tous ses...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.