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Défaite interdite pour le Sénégal face à l’Uruguay

La rencontre entre le Sénégal et l’Uruguay aujourd’hui à Suwon est, comme l’autre match du groupe A, Danemark-France, un match couperet que les Sud-Américains doivent gagner pour poursuivre leur route dans le Mondial 2002 de football, tandis qu’un nul suffit aux Africains. Le capitaine uruguayen Paolo Montero juge que si son équipe « joue comme contre la France (0-0) avec un excellent match en défense », tous les espoirs sont permis pour la Celeste qui dispose « des attaquants capables de faire la différence », Dario Silva et surtout le joueur de l’Inter Milan (D1 italienne) Alvaro Recoba. « Un diable », selon le sélectionneur du Sénégal Bruno Metsu qui a insisté auprès de ses joueurs sur son habileté au coup franc. « Il va falloir maîtriser ses nerfs, ne pas répondre aux provocations » dont l’équipe sud-américaine est coutumière, selon Bruno Metsu. Les Uruguayens vont devoir prendre le jeu à leur compte. Mais le capitaine Montero et son compère de la défense Gonzalo Sorondo se méfient des contres fulgurants du Sénégal, comme celui qui a permis aux Africains d’égaliser face au Danemark. Les Uruguayens, épuisés à la fin de la rencontre contre le Danemark (1-2) et dominés toute la seconde période contre la France (0-0) alors qu’ils étaient en supériorité numérique depuis la 20e minute, devront répondre au défi physique de Sénégalais impressionnants sur ce plan depuis le début du tournoi. Le sélectionneur uruguayen Victor Pua dit déjà craindre la chaleur. Toutefois, si Fabian O’Neill reste indisponible pour les doubles champions du monde (1930, 1950), Bruno Metsu devra lui se passer de Salif Diao, suspendu après son exclusion face aux Danois et précieux en milieu de terrain. Au même poste, il devrait récupérer Aliou Cissé, forfait contre l’équipe de Morten Olsen. Mais plus que les aléas des blessures et des sanctions, le « pire ennemi des Sénégalais, ce sont les Sénégalais », selon Salif Diao. Particulièrement décontractés depuis le début du tournoi à l’image de leurs échauffements dansés, les Sénégalais aimaient les habits de « petite équipe » qui leur avaient été un peu vite donnés. Mais après une victoire contre les champions du monde français (1-0) et un nul face aux Danois (1-1), ils semblent désormais trop petits. Pour la première fois, les Africains risquent de ressentir la pression du résultat. « L’appétit vient en mangeant. Mourir maintenant, ce serait trop dur », reconnaît Bruno Metsu. Les Lions de la Teranga vont devoir, pour la première fois, gérer un match. « Les Uruguayens doivent gagner, alors qu’un nul nous suffit. D’un point de vue comptable, c’est plus favorable pour nous, mais aborder un match dans cet état d’esprit n’est jamais facile psychologiquement », admet Bruno Metsu. « À nous de montrer que nous sommes intelligents », conclut le défenseur Omar Daf.
La rencontre entre le Sénégal et l’Uruguay aujourd’hui à Suwon est, comme l’autre match du groupe A, Danemark-France, un match couperet que les Sud-Américains doivent gagner pour poursuivre leur route dans le Mondial 2002 de football, tandis qu’un nul suffit aux Africains. Le capitaine uruguayen Paolo Montero juge que si son équipe « joue comme contre la France (0-0) avec un excellent match en défense », tous les espoirs sont permis pour la Celeste qui dispose « des attaquants capables de faire la différence », Dario Silva et surtout le joueur de l’Inter Milan (D1 italienne) Alvaro Recoba. « Un diable », selon le sélectionneur du Sénégal Bruno Metsu qui a insisté auprès de ses joueurs sur son habileté au coup franc. « Il va falloir maîtriser ses nerfs, ne pas répondre aux provocations » dont l’équipe...