Paolo Maldini était déjà là en 1990, Christian Vieri a marqué cinq buts en 1998, mais Francesco Totti fait partie de cette génération de joueurs qui découvre le Mondial de football après avoir souffert dans sa chair la défaite en finale de l’Euro-2000 contre la France. « Mon objectif est d’aller en finale », affirme simplement le milieu offensif de l’AS Rome, 25 ans, qui a confirmé son standing de star annoncée du Mondial contre l’Équateur lundi (2-0 pour l’Italie). « Je ne suis pas encore à 100 %. Mais je suis bien physiquement », ajoute-t-il. À Sapporo, Totti a joué au poste de deuxième attaquant au côté de Vieri (Inter Milan), à qui il a offert le premier but sur un centre en retrait : « J’ai joué comme à Rome, avec un attaquant (Vieri) et un milieu gauche (Doni). » Contre la Croatie samedi à Ibaraki, il pourrait reculer d’un cran avec le retour de Filippo Inzaghi en attaque. Cela ne le perturbe pas : « J’aime bien jouer derrière deux attaquants. Trapattoni a beaucoup de joueurs à disposition et il peut choisir. Il voudra peut-être changer, mais je suis content, quoi qu’il arrive », avoue Totti. Champion d’Italie en 2001 avec l’AS Rome, le poulain de Fabio Capello, Trapattoni, ne nourrit aucun complexe : « Assez parler de Roberto Baggio. Il n’a pas été convoqué. Pensons à nous », tranche-t-il au sujet de l’ex-Ballon d’or, dont l’absence de la liste des 23 a fait couler beaucoup d’encre dans la presse italienne. Avec sa fiancée Sous le soleil de Sendai, le camp de base du Japon à quelque 400 km au nord-est de Tokyo et 10 000 km de Rome, Totti s’est recréé un petit univers. « Je n’ai pas vu grand-chose du Japon », reconnaît-il. De fait, la seule sortie en centre-ville des Italiens, avant le Mondial, s’est soldée par un sympathique début d’émeute. Totti a dû revenir en taxi à l’hôtel pour échapper à ses fans japonais. De la même manière, il ne suit que d’un œil le déroulement du Mondial: « Je n’ai pas vu beaucoup de matchs, mais l’Italie n’a rien à craindre d’aucune équipe, avance-t-il. Je n’ai vu aucune rencontre de la Croatie. Nous verrons une cassette aujourd’hui ou demain. Je ne connais que le résultat de leur match contre le Mexique » (défaite 1-0). Il préfère consacrer son temps libre à sa fiancée Ilary Blasi, une présentatrice de télévision qui l’a rejoint au bout du monde : « Je ne suis pas tellement le football. Je vais au stade pour voir Francesco et c’est tout », confesse-t-elle. Le frère, Ricardo, est également du voyage. Et cela suffit au bonheur du Romain au regard « azzurro » : « Je suis content qu’ils soient là ». En attendant d’autres joies sur le terrain, histoire d’oublier un certain 2 juillet 2000 à Rotterdam et les buts de Wiltord et Trezeguet.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Paolo Maldini était déjà là en 1990, Christian Vieri a marqué cinq buts en 1998, mais Francesco Totti fait partie de cette génération de joueurs qui découvre le Mondial de football après avoir souffert dans sa chair la défaite en finale de l’Euro-2000 contre la France. « Mon objectif est d’aller en finale », affirme simplement le milieu offensif de l’AS Rome, 25 ans, qui a confirmé son standing de star annoncée du Mondial contre l’Équateur lundi (2-0 pour l’Italie). « Je ne suis pas encore à 100 %. Mais je suis bien physiquement », ajoute-t-il. À Sapporo, Totti a joué au poste de deuxième attaquant au côté de Vieri (Inter Milan), à qui il a offert le premier but sur un centre en retrait : « J’ai joué comme à Rome, avec un attaquant (Vieri) et un milieu gauche (Doni). » Contre la Croatie samedi à...