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Cissé dans la cour des grands

Bien qu’il n’ait pas marqué, l’attaquant Djibril Cissé a fait des débuts convaincants pour sa première sélection en équipe de France de football, samedi contre la Belgique, affichant un enthousiasme chargé de promesses avant le Mondial. « Dans l’ensemble, pour moi, cela allait, sauf le résultat ». Quand il arrive en conférence de presse vers 23h30 samedi, l’attaquant d’Auxerre, comeilleur buteur du championnat de France avec Pauleta (Bordeaux, 22 buts) et entré en jeu après la pause, a enfin connu sa première sélection en équipe de France. L’aboutissement de trois semaines d’effervescence médiatico-sportive, qui ont débuté le 30 avril avec l’annonce par le sélectionneur Roger Lemerre de la présence de Cissé au stage de Tignes (6-10 mai), synonyme de billet pour le Mondial en Corée du Sud et au Japon au détriment de Nicolas Anelka. Depuis, le petit dernier des Bleus avait eu le temps de cogiter et s’avouait stressé à l’idée de passer des Espoirs aux « grands », l’équipe de France A, celle qui prime. Malgré ce stress, compréhensible pour un jeune homme qui aura seulement 21 ans le 12 août prochain, Cissé a levé samedi bon nombre d’interrogations. Acclamé par le Stade de France à son entrée en jeu à la place de Trezeguet, il a d’abord fait preuve d’un peu de fébrilité. Puis, progressivement, il a montré que ses qualités justifiaient sa présence dans la liste des 23, et qu’il s’intégrait bien dans cette équipe qu’il découvre de jour en jour avec des yeux émerveillés. Progrès de la tête Il a tout d’abord étalé sa puissance d’accélération, qui lui a permis de réaliser plusieurs débordements côté droit. De là, il s’est retrouvé en position de centrer, manquant de peu la tête de Dugarry à la 55e minute. Puis lui-même a exploité de la tête une transversale de Candela, au-dessus (59e), avant de reprendre, une nouvelle fois de la tête, un centre de Wiltord et de trouver la transversale. Pas mal pour celui dont Guy Roux, l’entraîneur d’Auxerre, a maintes fois répété qu’il lui restait beaucoup de progrès à accomplir dans le domaine aérien et qui a inscrit ses deux premiers buts de la tête en championnat le 21 avril à Sedan (3-3). Enfin, à la 85e, il a délivré une frappe croisée qui aurait mérité mieux. « J’ai pris du plaisir notamment quand j’ai entendu le public scander mon nom », a expliqué le jeune homme aux cheveux, moustache et bouc péroxydés de frais. « Je n’ai pas joué totalement libéré, cela viendra plus tard. Ce n’est pas commun d’évoluer devant 80 000 personnes ». De son côté, Roger Lemerre, qui avouait entrer dans l’inconnu en retenant Cissé, s’est dit content de sa surprise du chef : « Je n’en attendais ni plus ni moins. Je regrette certes qu’il n’ait pas marqué, mais je suis très satisfait de ses débuts. Il nous apportera ses qualités à la Coupe du monde ». Pour sa première sélection, le « bizut » Cissé n’a pas connu la victoire, au grand regret de son « tuteur », Frank Lebœuf. Mais il aura l’occasion de rattraper ce rendez-vous manqué au Mondial, maintenant que l’équipe de France n’est plus complètement une terre inconnue pour lui.
Bien qu’il n’ait pas marqué, l’attaquant Djibril Cissé a fait des débuts convaincants pour sa première sélection en équipe de France de football, samedi contre la Belgique, affichant un enthousiasme chargé de promesses avant le Mondial. « Dans l’ensemble, pour moi, cela allait, sauf le résultat ». Quand il arrive en conférence de presse vers 23h30 samedi, l’attaquant d’Auxerre, comeilleur buteur du championnat de France avec Pauleta (Bordeaux, 22 buts) et entré en jeu après la pause, a enfin connu sa première sélection en équipe de France. L’aboutissement de trois semaines d’effervescence médiatico-sportive, qui ont débuté le 30 avril avec l’annonce par le sélectionneur Roger Lemerre de la présence de Cissé au stage de Tignes (6-10 mai), synonyme de billet pour le Mondial en Corée du Sud et au...