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Mission impossible pour une Espagne maudite ?

Quels que soient les problèmes rencontrés par l’Espagne dans cette Coupe du monde, la sélection ne sera pas cette fois soumise à la pression qui pèse habituellement sur les favoris. Pour le Mondial asiatique, l’entraîneur Jose Antonio Camacho devrait pouvoir aligner une des équipes les plus talentueuses du tournoi, avec des stars venues du Real Madrid, de Barcelone, du FC Valence ou du Deportivo La Corogne, autant de clubs qui ont impressionné en Ligue des champions. Mais l’Espagne, qui s’est habituée aux échecs les plus spectaculaires dans les grands rendez-vous, a une telle réputation de perdante qu’elle va sans doute pouvoir aborder le Mondial tranquillement. Dans l’encadrement, on fait preuve d’un optimisme prudent qui contraste avec l’enthousiasme habituel des joueurs, qui étaient auparavant persuadés de pouvoir reproduire en sélection les performances qu’ils signaient dans leur club. « En Espagne, on ne se préoccupe de la sélection nationale que lorsque la Coupe du monde arrive. Et à ce moment, tout le monde veut que l’on gagne les matches 5-0 », regrette l’entraîneur Camacho. « Tout le monde parle de gagner la Coupe du monde avant même le premier match de qualification. Mais combien de fois l’Espagne a-t-elle remporté la Coupe du monde ? Et pourtant, c’est comme si à chaque fois nous avions l’obligation de la gagner. » La réponse à la question de Camacho est : « Aucune », même si l’équipe ibérique a largement dominé son groupe de qualification devant l’Autriche, Israël, la Bosnie et le Liechtenstein. Mosaïque de talents La sélection s’est ainsi qualifiée pour son septième Mondial consécutif. Dans cette impressionnante série qui a débuté en Argentine lors du Mondial 1978, les Espagnols n’ont à leur actif que deux quarts de finale, au Mexique en 1986 et aux États-Unis en 1994. Et il faut remonter à 1950, au Brésil, pour trouver leur meilleure performance : une quatrième place pour leur première apparition en Coupe du monde. Gagner la Coupe cette année semble une nouvelle fois hors de portée de l’Espagne, mais Camacho devrait sans doute faire mieux que lors des deux derniers tournois majeurs. L’Espagne était en effet considérée comme favorite du Mondial 1998 et de l’Euro 2000 mais, à chaque fois, la sélection avait perdu son premier match et ne s’en était jamais remise. Camacho veillera cette fois à trouver le bon mélange entre la jeunesse et l’expérience. Le Real Madrid, deux fois champion d’Europe ces quatre dernières années, fournira l’ossature de l’équipe avec Fernando Hierro en défense central, Ivan Helguera en milieu de terrain et le brillant Raul sur le front de l’attaque. Les deux meneurs de jeu, Pep Guardiola (suspendu ces derniers mois pour dopage) et Gaizka Mendieta, devraient tous les deux tirer partie de leur transfert en Série A italienne, tandis que l’attaquant du Deportivo La Corogne Diego Tristan pourrait épauler Raul devant les buts adverses. Camacho peut aussi compter sur de jeunes joueurs, dont les trois Barcelonais Xavi, Gabri et Carles Puyol qui avaient conduit l’Espagne à l’argent olympique à Sydney. Sont également attendus dans les 22, le joueur de Valence Vicente, le jeune gardien surdoué du Real Madrid Iker Casillas et l’attaquant expérimenté de Majorque, Alberto Luque. Le plus dur pour Camacho, comme pour ces prédécesseurs, sera de tirer le meilleur parti de cette incroyable mosaïque de talents. La Coupe du monde 2002 décidera en fin de compte si l’Espagne fait vraiment partie de l’élite du football mondial, ou bien si elle est définitivement condamnée aux contre-performances lors des grands événements.
Quels que soient les problèmes rencontrés par l’Espagne dans cette Coupe du monde, la sélection ne sera pas cette fois soumise à la pression qui pèse habituellement sur les favoris. Pour le Mondial asiatique, l’entraîneur Jose Antonio Camacho devrait pouvoir aligner une des équipes les plus talentueuses du tournoi, avec des stars venues du Real Madrid, de Barcelone, du FC Valence ou du Deportivo La Corogne, autant de clubs qui ont impressionné en Ligue des champions. Mais l’Espagne, qui s’est habituée aux échecs les plus spectaculaires dans les grands rendez-vous, a une telle réputation de perdante qu’elle va sans doute pouvoir aborder le Mondial tranquillement. Dans l’encadrement, on fait preuve d’un optimisme prudent qui contraste avec l’enthousiasme habituel des joueurs, qui étaient auparavant persuadés de...