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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Irrégularité du dollar à l’étranger

La demande du dollar est restée limitée à Beyrouth hier, pour la deuxième journée consécutive, dans un marché toujours réticent à l’offre en dehors de la BDL. Le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL a servi donc à le fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier invariablement au haut de cette fourchette. Mais le volume des échanges continuait à être maigre, ne dépassant pas 10 millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514 LL. À l’étranger, le dollar n’a pas pu mettre à profit l’annonce par Eurostat d’une progression plus forte que prévu de 2,4 % du taux de l’inflation dans la zone euro en avril, considérée comme une mauvaise nouvelle pour la fragile reprise européenne. Cela d’autant que l’accord prévoyant une hausse de 4 % des salaires dans la métallurgie allemande inquiétait hier la BCE à cause de son impact inflationniste. De fait, le billet vert devait souffrir de la nouvelle baisse de 5,4 % des mises en chantier de logement en avril aux États-Unis, du recul de l’indice d’activité des entreprises industrielles calculé par la Réserve de Philadelphie de +12,3 pts en avril à +9,1 pts en mai et de l’augmentation de 2000 des demandes hebdomadaires d’allocations-chômage la semaine dernière. La publication de ces indices américains a augmenté le risque de baisse de Wall Street et miné les velléités de reprise du dollar qui s’est négocié à New York à 0,9120 pour un euro contre 0,9125 la veille, à 1,4570 pour un sterling contre 1,4605, à 1,5970 FS contre 1,5950 et à 128,15 yens contre 127,60. Volatilité des marchés boursiers En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières étaient irréguliers hier après la publication de statistiques économiques décevantes, les investisseurs doutant de la solidité de la reprise conjoncturelle aux États-Unis. Les valeurs technologiques, qui avaient tiré le marché vers le haut depuis le début de la semaine, ont donc fait l’objet de prises de bénéfices. Il en est de même du secteur pharmaceutique et de la biotechnologie après l’annonce que le département américain de la Justice avait élargi le champ de son enquête sur les prix de certains médicaments. Enfin, l’annonce par le président de la Réserve de Chicago, Michael Moscow, que l’économie américaine semble être sur la voie d’une « expansion modérée » mais avec « beaucoup d’incertitudes » est venue aussi jeter du froid sur la cote qui a fait preuve de beaucoup de volatilité. De l’autre côté de l’Atlantique, les marchés d’actions européens ont terminé hier en baisse sous la conduite des technologiques, des banques et de la distribution. La bonne tenue des télécoms sous la conduite de BT, qui a annoncé une réduction plus importante que prévu de son endettement ramené à 13,7 milliards de sterling, a seulement aidé à réduire les pertes des grandes Bourses comme en témoigne l’évolution de leurs indices. Cela d’autant que la faiblesse des indicateurs en provenance des États-Unis a nourri des sentiments de prudence dans les salles de marché. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la baisse de 26 938 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 dollars et la hausse de 300 actions B de la même société de 4 1/8 à 4 1/2 dollars, dans un marché autrement creux sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
La demande du dollar est restée limitée à Beyrouth hier, pour la deuxième journée consécutive, dans un marché toujours réticent à l’offre en dehors de la BDL. Le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL a servi donc à le fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier invariablement au haut de cette fourchette. Mais le volume des échanges continuait à être maigre, ne dépassant pas 10 millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514 LL. À l’étranger, le dollar n’a pas pu mettre à profit l’annonce par Eurostat d’une progression plus forte que prévu de 2,4 % du taux de l’inflation dans la zone euro en avril, considérée comme une mauvaise nouvelle pour la fragile reprise européenne. Cela d’autant que...