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Le Sénégal, invité surprise

Le Sénégal a créé une surprise de taille en se qualifiant pour sa première Coupe du monde après être sorti du groupe de qualification le plus difficile du continent africain. Les Lions de la Teranga ont en effet éliminé le Maroc, qui compte quatre participations au Mondial, ainsi que l’Algérie et l’Égypte. D’un point de vue politique, le Sénégal a été l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest et, d’un point de vue sportif, l’un des grands pourvoyeurs de joueurs évoluant en Europe, dont certains comme Patrick Vieira et Ibrahim Ba ont déjà joué pour la France. Mais malgré ces deux atouts majeurs, le pays a toujours fait partie des nations faibles du football africain. Avant cette qualification surprise, sa meilleure performance avait été une demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations en 1990. La moindre performance était donc devenue un véritable événement national : en février 2000, plus de 20 000 personnes étaient venues à l’aéroport de Dakar accueillir l’équipe qui avait poussé le Nigeria jusqu’aux prolongations durant la Coupe d’Afrique des nations. Le Sénégal avait pourtant perdu ce quart de finale, alors qu’il est allé cette année jusqu’en finale de la CAN 2002, perdue de justesse face au Cameroun. Influence française Les supporteurs des Lions sont donc devenus plus exigeants car leur équipe n’a perdu qu’un seul des huit matches de qualification pour la Coupe du monde 2002. Les matches nuls obtenus contre l’Algérie et le Maroc, deux nations réputées supérieures, ont montré que la sélection prenait confiance en elle au fil des matches. Avec huit buts du Lensois El-Hadji Diouf, les joueurs évoluant dans le championnat français ont apporté une nouvelle dimension à l’équipe, notamment grâce à Khalilou Fadiga (Auxerre), Henri Camara (Sedan) et Lamine Diatta (Rennes). Le Sénégal pourrait en effet aligner une équipe composée exclusivement de joueurs basés en France, équipe contre laquelle ils disputeront le match d’ouverture du Mondial. El-Hadji Diouf, qui s’est fait une réputation de joueur plutôt indiscipliné, a d’ailleurs relancé sa carrière en club grâce à ses performances en sélection. Les Lions sont aujourd’hui entraînés par un Français, Bruno Metsu, qui a succédé à l’Allemand Peter Schnittger, un entraîneur mercenaire qui travaille en Afrique depuis quarante ans. Après sa qualification, le Sénégal a de nouveau prouvé sa valeur en battant coup sur coup la Corée du Sud et le Japon, les deux pays organisateurs de la Coupe du monde. Metsu a déjà promis que les Sénégalais allaient mettre de l’ambiance au Mondial, comme l’avaient fait les « Reggae Boyz » jamaïcains en France il y a quatre ans.
Le Sénégal a créé une surprise de taille en se qualifiant pour sa première Coupe du monde après être sorti du groupe de qualification le plus difficile du continent africain. Les Lions de la Teranga ont en effet éliminé le Maroc, qui compte quatre participations au Mondial, ainsi que l’Algérie et l’Égypte. D’un point de vue politique, le Sénégal a été l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest et, d’un point de vue sportif, l’un des grands pourvoyeurs de joueurs évoluant en Europe, dont certains comme Patrick Vieira et Ibrahim Ba ont déjà joué pour la France. Mais malgré ces deux atouts majeurs, le pays a toujours fait partie des nations faibles du football africain. Avant cette qualification surprise, sa meilleure performance avait été une demi-finale de la Coupe d’Afrique des nations en...