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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Raffermissement du dollar à l’étranger

L’offre du dollar a presque disparu du marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine sur fond d’inquiétudes liées au dossier de privatisation de la téléphonie mobile. Pourtant, la demande en cette monnaie continuait à être tributaire du potentiel de liquidités en LL assez limité en raison du taux très élevé de « dollarisation » des dépôts bancaires. Dans ce contexte, l’action de la BDL est demeurée la principale déterminante de la tendance. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, celle-ci est pervenue à fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier à 1 514 LL, dans des échanges estimés à plus de 15 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar s’est raffermi face aux autres grandes monnaies hier, profitant de la bonne séance des marchés boursiers américains, en l’absence d’autres nouvelles fraîches en provenance des États-Unis. Autre facteur de soutien au billet vert, les larges mouvements de cession d’euros de la part d’investisseurs estimant devoir prendre leurs gains sur la monnaie unique. À cela aurait contribué l’annonce que le chiffre d’affaires du commerce de détail en Allemagne a reculé en mars de 4,5 % sur un an contre une hausse de 1,2 % en février, laissant craindre un ralentissement de la croissance dans la première économie européenne. Cela d’autant que les prix à la consommation dans ce pays ont augmenté de 0,1 % en avril après 0,2 % en mars, témoignant de la présence de signes inflationnistes susceptibles de compromettre la rentabilité réelle de l’euro. Eu égard à toutes ces considérations, nombre d’opérateurs n’ont pas tardé hier à privilégier le dollar, le faisant négocier à New York à 0,9115 pour un euro contre 0,9140 vendredi dernier, à 1,4570 pour un sterling contre 1,4645, à 1,5955 FS contre 1,5905 et à 127,70 yens contre 127,65. Les grandes Bourses en hausse avec Wall Street et Nasdaq En Bourse, l’humeur a été au beau fixe hier sur les marchés américains qui ont profité d’une chasse aux bonnes affaires après les pertes essuyées depuis le début du mois. Le secteur de la haute technologie a été encouragé par l’espoir que le fabricant d’équipements pour semi-conducteurs Applied Materials, le fournisseur de logiciels Computer Associates Int. et les constructeurs informatiques Dell et HP publieront cette semaine des résultats meilleurs que prévus. De plus, le marché a trouvé appui dans des fusions-acquisitions annoncées hier, dont le rachat par le groupe de distribution Sears Roebuck de Land’s End, un des grands noms de la vente de vêtements par correspondance. Il en est de même de la reprise du secteur des transporteurs aériens après le relèvement par Goldman Sachs de la note de United Airlines. En effet, le DJIA a progressé en préclôture à 10 088,63 pts (+1,5 %), le S & P 500 à 1 072,64 pts (+1,67 %) et le Nasdaq à 1 645,30 pts (+2,78 %). Les marchés boursiers européens ont aussi terminé en hausse hier, les investisseurs se décidant à revenir sur les valeurs télécoms et bancaires, attirés par des valorisations jugées intéressantes, dans le sillage de Wall Street. C’est ainsi que l’Eurotop 300 a fini en hausse de 0,85 % à 1 032,61 pts et l’Eurostoxx 50 de 0,89 % à 3 468,81 pts. Le CAC 40 a gagné 1,05 % à 4 375,39 pts, L’Extra Dax 2,13% à 4 975,48 pts et le Footsie 0,65 % à 5 204,80 pts. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée avec la baisse de 7 658 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 1/8 dollars et la hausse de 5 000 certificats de dépôt de la Blom Bank de 16 7/8 à 17 dollars, alors que 60 actions B de Solidere et 1 000 actions C de la Bank of Beirut se maintenaient à 4 1/2 dollars et 7 9/16 dollars respectivement. Élie KAHWAGI
L’offre du dollar a presque disparu du marché des changes de Beyrouth en ce début de semaine sur fond d’inquiétudes liées au dossier de privatisation de la téléphonie mobile. Pourtant, la demande en cette monnaie continuait à être tributaire du potentiel de liquidités en LL assez limité en raison du taux très élevé de « dollarisation » des dépôts bancaires. Dans ce contexte, l’action de la BDL est demeurée la principale déterminante de la tendance. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, celle-ci est pervenue à fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier à 1 514 LL, dans des échanges estimés à plus de 15 millions de dollars presque entièrement placés à la vente par la BDL. À l’étranger, le dollar s’est raffermi face...