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Actualités - Chronologie

KAZAKHSTAN Effondrement d’un hangar au cosmodrome de Baïkonour : huit ouvriers disparus(PHOTO)

Il y a peu de chances de retrouver vivants les huit ouvriers ensevelis hier dans l’effondrement partiel d’un gigantesque hangar au cosmodrome russe de Baïkonour (Kazakhstan), a déclaré le porte-parole de l’Agence spatiale russe Sergueï Gorbounov, cité par l’agence Interfax. Trois des cinq sections du toit du hangar, construit à l’époque soviétique pour le programme de navette spatiale Bourane et haut de 70 mètres pour 120 mètres de long et 80 de large, se sont effondrées dimanche matin, a précisé le porte-parole. Une source à l’Agence spatiale citée par Ria-Novosti a également estimé que la hauteur de l’édifice laissait peu de chances de survivre aux huit ouvriers, qui effectuaient des travaux sur le toit. Ce responsable a évoqué des défauts de construction de l’édifice, mettant en cause les pratiques des années 1970-80 en URSS, quand les constructeurs étaient pressés par les autorités pour des raisons politiques. M. Gorbounov, s’exprimant sur RTR, a exclu l’hypothèse d’un attentat. Un avion du ministère russe des Situations d’urgence avec des équipes de sauvetage a décollé dimanche de Moscou pour Baïkonour. Le hangar abritait un exemplaire de la navette Bourane ainsi que son lanceur la fusée Energuia. Il était en outre utilisé pour le montage d’engins spatiaux, selon la source de l’Agence spatiale. Sa destruction ne va pas remettre en cause le programme de vols vers la station spatiale internationale (ISS) ni les mises en orbite de satellites commerciaux, car les opérations concernant ces domaines sont effectuées dans d’autres bâtiments, a précisé ce responsable. La navette spatiale Bourane, concurrente de son homologue américaine toujours en service, n’a effectué qu’un seul vol orbital en novembre 1988. Le projet a par la suite été abandonné par l’URSS faute de moyens financiers. Le cosmodrome, dont l’emplacement exact a longtemps été gardé secret, a été construit dans la steppe, non loin de la mer d’Aral, dans les années 1950. Ce gigantesque complexe comprend une multitude de bâtiments et plusieurs pas de tir. C’est de là qu’en 1961, le cosmonaute Iouri Gagarine est parti pour le premier vol habité dans l’espace. Tous les vols habités russes, comme celui le 25 avril dernier du deuxième touriste spatial, le millionnaire sud-africain Mark Shuttleworth, sont effectués depuis Baïkonour. Avec la chute de l’URSS en 1991, Baïkonour a cependant connu un déclin inexorable, quelque 30 000 employés l’ont quitté et beaucoup de ses installations sont laissées dans un semi-abandon. Le cosmodrome utilisé par les Russes s’est en outre retrouvé sur le territoire d’un État indépendant, l’ex-république soviétique du Kazakhstan. La Russie le loue pour 115 millions de dollars par an, mais a entrepris dernièrement de développer son propre cosmodrome à Plessetsk (nord), qui n’est cependant pas utilisé pour les vols habités.
Il y a peu de chances de retrouver vivants les huit ouvriers ensevelis hier dans l’effondrement partiel d’un gigantesque hangar au cosmodrome russe de Baïkonour (Kazakhstan), a déclaré le porte-parole de l’Agence spatiale russe Sergueï Gorbounov, cité par l’agence Interfax. Trois des cinq sections du toit du hangar, construit à l’époque soviétique pour le programme de navette spatiale Bourane et haut de 70 mètres pour 120 mètres de long et 80 de large, se sont effondrées dimanche matin, a précisé le porte-parole. Une source à l’Agence spatiale citée par Ria-Novosti a également estimé que la hauteur de l’édifice laissait peu de chances de survivre aux huit ouvriers, qui effectuaient des travaux sur le toit. Ce responsable a évoqué des défauts de construction de l’édifice, mettant en cause les...