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Actualités - Chronologie

Projet Pour une revitalisation des métiers et des professions au Liban

Rien ne peut mieux servir le développement socioéconomique d’un pays que la revitalisation de ses métiers et ses professions. Dès octobre 1999, un projet-programme conçu par Marie-Claude Hélou Saadé, experte dans le domaine socioéconomique, a été présenté à de hauts représentants d’organisations internationales au Liban qui lui avaient manifesté un intérêt prononcé. Certains aspects de ce programme et de cette vision statégique ont même déjà connu un début d’exécution au niveau de quelques-unes de ces organisations. Le projet-programme de «revitalisation des métiers et des professions au Liban» se donne pour objectif de travailler à l’amélioration du statut ainsi que des performances professionnelles et de la productivité des catégories professionnelles sélectionnées tout en favorisant la bonne observance des règles éthiques et déontologiques. Les catégories professionnelles concernées dans un premier temps seraient les artisans, les apiculteurs, les pisciculteurs et les fournisseurs de services. Cependant, d’autres catégories pourraient, assez rapidement, être intégrées au programme. Quant au profil des activités à promouvoir, elles devraient présenter les caractéristiques suivantes : - être utiles à l’économie et au patrimoine national et/ou - offrir des débouchés sur le marché du travail.` Il pourrait s’agir d’activités existantes exercées au Liban ou d’activités nouvelles non encore exercées sur le territoire national, mais qu’il serait opportun d’introduire et de promouvoir. Les arts du feu (céramique, verre soufflé, fer forgé etc.) pourraient, dans le domaine artisanal, constituer l’une des premières «étincelles» de ce projet. Mais comment se présente l’anatomie de ce plan ? La réalisation de ce projet-programme présenta de travailler essentiellement à six niveaux : 1 - sociologique : le recensement (enquêtes et études statistiques) ; 2 - éducatif : la formation professionnelle (formation de base et formation continue). Cette formation se situerait aux deux niveaux technique et artistique ; 3 - financier : le microfinancement, etc. ; 4 - commercial : le marketing à travers l’établissement et la promotion des coopératives et marchés de consommation, etc. ; 5 - sanitaire et environnemental : le renforcement des conditions sanitaires et de santé ainsi que la protection de l’environnement ; 6 - législatif : l’évolution des dispositions législatives et réglementaires. Il est à noter que le micro-financement s’inscrit dans le processus de revitalisation des métiers et des professions et en constitue un support essentiel. L’un des grands experts internationaux du microfinancement avait un jour déclaré : «Le microfinancement, c’est aider chaque personne à atteindre son meilleur potentiel. Il n’évoque pas le capital monétaire mais le capital humain». Cela reviendrait donc, dans le cadre de ce projet, à aider des groupes d’individus appartenant à des catégories professionnelles déterminées à aller au bout de leurs capacités en les faisant bénéficier d’un processus d’accompagnement allant de la phase d’apprentissage ou de perfectionnement d’un métier à la phase commerciale terminale. Ce faisant, on leur offrirait non seulement le cadre adéquat pour améliorer leurs performances professionnelles mais aussi et surtout on les initierait à toute la chaîne d’opérations nécessaires à la réussite d’une entreprise. Pratiquement, cela se traduirait par une inversion de la démarche ordinairement suivie : plutôt que de partir d’un éventail d’emprunteurs pour se pencher ensuite sur les activités qu’ils exercent, on partirait au contraire d’une minutieuse sélection d’activités utiles à l’économie et au patrimoine national pour s’intéresser ensuite à ceux qui les exercent. On s’emploierait alors à promouvoir les métiers et les catégories professionnelles concernés à travers – entre autres instruments – le microcrédit. Outre son intérêt pour l’économie et le patrimoine national, cette démarche aurait l’avantage de sensibiliser fortement et de stimuler l’un des acteurs principaux du microcrédit qui est le secteur des banques. Leur tiédeur présente s’explique partiellement par le peu d’intérêt qu’elles ont jusqu’ici porté aux activités concernées par le microcrédit. Ce comportement pourrait se modifier sensiblement en cas de changement de «menu», c’est-à-dire s’il leur était proposé des activités mieux ciblées et plus motivantes. Pareille initiative – bien conçue et exécutée – favoriserait un saut qualitatif appréciable au micro-crédit dans notre pays et même au-delà de nos frontières. Réinsuffler la vie aux métiers et aux professions au Liban est le défi ambitieux que se propose de relever Marie-Claude Hélou Saadé à travers une importante organisation non gouvernementale qui verra le jour très prochainement. Le secteur associatif libanais sera bien sûr sollicité pour la mise en œuvre de ce vaste projet-programme.
Rien ne peut mieux servir le développement socioéconomique d’un pays que la revitalisation de ses métiers et ses professions. Dès octobre 1999, un projet-programme conçu par Marie-Claude Hélou Saadé, experte dans le domaine socioéconomique, a été présenté à de hauts représentants d’organisations internationales au Liban qui lui avaient manifesté un intérêt prononcé. Certains aspects de ce programme et de cette vision statégique ont même déjà connu un début d’exécution au niveau de quelques-unes de ces organisations. Le projet-programme de «revitalisation des métiers et des professions au Liban» se donne pour objectif de travailler à l’amélioration du statut ainsi que des performances professionnelles et de la productivité des catégories professionnelles sélectionnées tout en favorisant la bonne...